Rentrée sous le signe de l’austérité

La rentrée scolaire commence sous le signe de l’austérité. Des enseignants perdent leurs heures, d’autres voient leur temps plein réduit ou doivent chercher des heures dans plusieurs écoles.

La ministre Glatigny affirme qu’il n’y aura pas de suppressions d’emplois. C’est un mensonge ! Dès cette rentrée, les enseignants du secondaire supérieur doivent prester 22 heures devant les élèves au lieu de 20, sans augmentation de salaire. En faisant travailler davantage ceux qui restent, le gouvernement réduit ainsi le nombre total d’enseignants. Les syndicats évaluent à environ 1.300 temps plein qui disparaissent.

Un remplaçant dont les heures disparaissent, un temps plein réduit ou un jeune enseignant qui ne trouve plus de poste, ce sont bien des emplois supprimés.

Les témoignages d’enseignants qui se retrouvent sans emploi se multiplient. Une professeure de sciences à temps plein a appris que son école ne pouvait même plus lui garantir un mi-temps. Mère de trois enfants, elle a finalement quitté l’enseignement pour retourner travailler comme pharmacienne. Voilà la réalité derrière les déclarations des ministres : on fait travailler davantage les enseignants déjà en poste et ce sont les plus précaires et les nouvelles générations qui encaissent d’abord le choc.

Les familles passent à la caisse

Pour les familles aussi, les frais augmentent tandis que les moyens consacrés à la gratuité diminuent. Selon la Ligue des familles, une rentrée peut coûter 700 à 800 euros par enfant dans le secondaire général et dépasser les 1.000 euros dans le qualifiant, avec les vêtements de travail, outils, chaussures de sécurité ou matériel informatique.

Pendant ce temps, le gouvernement remet encore plus en cause la prétendue gratuité de l’enseignement. Le budget par élève versé aux écoles pour l’achat du matériel scolaire est divisé par trois.

Même logique pour les repas scolaires : en 2025-2026, un dispositif de 21,4 millions d’euros permettait encore à près de 55.300 enfants parmi les plus défavorisés de bénéficier de repas complets gratuits.Tous ces financements ont été supprimés ou réduits par les dernières réformes.

Moins de postes, moins de moyens pour les écoles, davantage de frais pour les familles : enseignants, élèves et parents ont tous intérêt à refuser cette politique d’austérité.