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Tous les salaires doivent augmenter !

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Une prime Corona de 500 € maximum, versée
sous forme de chèques à la consommation : voilà
l’aumône ridicule que concède le gouvernement en
plus des augmentations des salaires limitées à 0,4%
maximum pour deux ans. Et quand le gouvernement
fixe un « maximum », c’est pour laisser aux patrons
la possibilité d’imposer « le minimum » voire rien du
tout !
Après la grève du 29 mars, les organisations syndicales
s’étant tournées vers le gouvernement dans
l’espoir de négocier au-delà des 0,4% « dans les secteurs
qui vont bien », ont reçu un coup de pied au
derrière. Mais c’est une gifle que reçoivent tous les
travailleurs, distribuée qui plus est par le ministre
socialiste de l’emploi, Pierre-Yves Dermagne.
Les grands patrons peuvent se frotter les mains.
Grâce aux subsides et aux aides gouvernementales,
les dividendes des actionnaires ont été immunisés,
souvent même augmentés en pleine pandémie. Et
les patrons eux-mêmes s’auto-récompensent en
s’octroyant de belles augmentations de salaires !
Pourtant, les prix de l’alimentation, des carburants
et des loyers augmentent bien au-delà de
l’indexation des salaires. Les patrons réduisent les
salaires et aggravent les conditions de travail,
comme ceux de FedEx, qui licencient ET imposent
des contrats d’heures réduites, mais plus flexibles. Et
lorsque les travailleurs licenciés retrouvent un travail,
c’est avec des salaires encore diminués !
Les salaires, comme le chômage, sont les principaux
problèmes de l’ensemble de la classe ouvrière.
Mais contre les revendications des travailleurs, les
patrons et le gouvernement se serrent les coudes. Il
n’y a rien à négocier !
De leur côté les dirigeants des syndicats divisent la
force des travailleurs en compartiments : un peu
pour le salaire minimum, un peu plus pour ceux dont
l’entreprise fait de bonnes affaires. Au lieu d’une
mobilisation unie des travailleurs pour leurs intérêts
communs.
Au nom de quoi les travailleurs des secteurs qui
ont le plus souffert de la crise sanitaire devraient
accepter de s’appauvrir ? En quoi sont-ils responsables
de la gestion désastreuse de la pandémie ? Les
Pfizer et les Moderna, assis sur leurs brevets, ne veulent
pas laisser produire davantage de vaccins pour
préserver leurs profits. Les hôpitaux sont saturés
parce qu’ils manquent de personnels et de moyens.
À cause de l’égoïsme capitaliste, les travailleurs devraient
accepter de voir fondre leurs salaires ? Non,
c’est inacceptable !
Sans les travailleurs, rien ne tourne. Ils produisent
toute la richesse. Mais les voilà pourtant à la merci
de leurs patrons à devoir quémander une prime ridicule.
La vérité, c’est que l’on ne peut rien obtenir en
position de faiblesse. La force des travailleurs c’est
leur nombre quand ils se mobilisent.
Il va falloir imposer des augmentations de salaires
et des embauches en partageant le travail disponible
entre tous. La comptabilité des patrons ne mérite
aucune confiance. C’est seulement lorsque les travailleurs
imposeront leur propre contrôle sur les
comptes des entreprises qu’on pourra découvrir la
fuite des capitaux vers les paradis fiscaux. En attendant,
les travailleurs ne peuvent laisser le sort de leur
famille dépendre de déclarations de fraudeurs.
Les patrons, et tous ceux qui sont à leur botte,
voudraient nous faire croire que pour augmenter les
salaires, il faut être compétitif. C’est faux. La compétition
consiste à écraser les salaires et pressurer les
travailleurs en jouant sur la précarité. Et puis attendre
que la situation se stabilise, dans un monde
qui s’enfonce dans le chaos, c’est se condamner
d’avance.
Toutes les catégories de travailleurs, sans exception,
ont le droit moral de lutter pour défendre leurs
conditions matérielles, car ils sont la seule classe
sociale capable de faire fonctionner l’économie sur
une autre base que la course au profit et pour la
mettre au contraire au service de tous. Face à la
classe capitaliste, la force des travailleurs dépend de
la conscience d’être cette classe sociale indispensable
à la société, ce que les patrons, les rentiers et
les spéculateurs ne sont en aucun cas.

L'actualité en bref

Radicalisme de façade

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Pour un premier mai pas confiné dans nos têtes

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Une petite vidéo sur l’histoire du premier mai, journée de lutte des travailleurs du monde entier, par nos camarades français. Pour un premier mai pas confiné dans nos têtes. Vive l’internationalisme !!!