Le déploiement d’une flotte militaire américaine au large de l’Iran est un pas de plus vers la généralisation de la guerre. Trump est déterminé à imposer l’ordre impérialiste par tous les moyens, quitte à s’attaquer à un pays de plus de 90 millions d’habitants.
Est-ce qu’une intervention américaine pourrait aider le peuple iranien à se libérer de la dictature ? Non !
Trump négocie avec les massacreurs du peuple iranien… Et comme au Venezuela, après avoir éliminé certains dirigeants, l’impérialisme américain pourrait s’entendre avec le pouvoir iranien en place. Comme le Shah avant eux, les mollahs, les forces militaires et les pasdarans ont fait la démonstration qu’ils étaient prêts à écraser une révolte populaire. Et c’est cela qui compte pour la bourgeoisie.
Trump prétend qu’il veut empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire… alors qu’il avait dit en juin dernier, après avoir bombardé le pays avec Israël : « Les installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été complètement et totalement détruites ».
Il ne faut pas oublier que jusqu’à présent, le pouvoir américain est le seul à avoir utilisé la bombe nucléaire : en 1945 sur la population japonaise !
Les agressions militaires et les menaces de Trump sont l’expression du capitalisme où la seule règle qui compte, c’est la loi du plus fort.
Tout ce qui est sur le chemin des profits des milliardaires est écrasé sans pitié. Les peuples en Ukraine, en Palestine, au Congo, ou au Soudan, vivent l’enfer de la guerre parce que les capitalistes ne reculent devant aucun bain de sang pour s’emparer des ressources ou des terres !
En Iran, ce que cherchent réellement Trump et les capitalistes américains, c’est à mettre au pas un régime qui leur tient tête depuis plusieurs décennies. Peu importe si cela plonge toute la région plus profondément dans le chaos. La menace contre l’Iran sert aussi à tenter d’affaiblir la Chine, qui achète 80% du pétrole iranien exporté.
C’est une des raisons qui a poussé Trump à faire enlever Maduro – le président du Vénézuéla – et sa femme, ce pays fournissant aussi du pétrole à la Chine. L’intervention militaire y a fait au moins une centaine de morts.
Après avoir affirmé que sa remplaçante allait subir un sort pire que Maduro si elle ne pliait pas, il lui impose maintenant d’ouvrir le pétrole vénézuélien aux entreprises américaines et de ne plus le vendre à la Chine.
Comme toujours, les impérialistes s’accommodent très bien des régimes dictatoriaux tant qu’ils servent leurs intérêts, et rien n’a changé pour la population du Vénézuéla, sinon en pire.
Mais rien ne peut empêcher la révolte d’un peuple. En Iran, les mobilisations lors des enterrements sont la démonstration que malgré le massacre, la révolte n’est pas éteinte.
Alors, allons-nous accepter que notre avenir soit suspendu à ces affrontements entre capitalistes ? Si on les laisse faire, rien ne les empêchera de plonger toute la planète dans la barbarie !
Car les États européens se préparent, eux aussi, aux futures guerres de pillage impérialistes, comme ils l’ont toujours fait, même si c’est aujourd’hui en tant que seconds couteaux des États-Unis.
En Belgique, le service militaire est à nouveau à l’ordre du jour, volontaire pour le moment, le budget de l’armée augmente chaque année, et les médias et les politiciens intensifient leur propagande contre la Russie ou la Chine pour tenter de nous embrigader derrière cette politique guerrière. Mais c’est la grande bourgeoisie et son État qui sont les ennemis principaux des populations.
La militarisation se fait toujours au détriment de la population, et les capitalistes renforcent déjà leurs forces de répression pour tenter de faire taire les mécontents.
Les arrestations spectaculaires et brutales de migrants par l’ICE aux États-Unis, et les meurtres qui les accompagnent, y contribuent. L’État habitue ses forces armées à arrêter des travailleurs, aujourd’hui étrangers, demain tous ceux qui refuseront de se soumettre.
En Belgique, les rafles de la police contre les sans-papiers qui ont eu lieu à Matonge ou à Anderlecht ces dernières semaines ont le même objectif, à une bien plus petite échelle pour le moment.
L’État cherche aussi à limiter les mobilisations des travailleurs, récemment en refusant le préavis de grève des cheminots pour les 5, 10 et 12 février. Une partie de la bourgeoisie envisage même de réduire le poids des syndicats.
Si les gouvernements ont peur que les travailleurs s’organisent et se défendent, c’est bien parce qu’ils savent que le monde du travail peut représenter une force formidable, capable de balayer le capitalisme !
