Franck l’embrouille

Tout le monde a réagi comme à une piqûre de guêpe en entendant parler d’une franchise de 500 euros avant d’être remboursé de ses dépenses de soins de santé. Cette « idée » répandue mi-juillet par la presse, figure dans une note de l’Inami (Institut national de l’assurance maladie invalidité), comme moyen d’économiser 4,7 milliards d’euros dans les dépenses de la sécurité sociale. Le doublement du ticket modérateur, cette somme à payer directement au médecin lors d’une consultation, est une autre proposition. Mais quelle mouche a piqué l’Inami ?

Cette note est en fait un travail commandé par les ministres du gouvernement fédéral avant de partir en vacances. Ces vieux renards de la politique ont l’habitude de ce genre de procédé. Maintenant que l’idée est lancée, et qu’elle soulève l’indignation, des collaborateurs anonymes du ministre de la santé, Franck Vandenbrouck, peuvent répondre que « ce n’est pas la position du ministre Vooruit [ex socialistes flamands], mais une proposition de partenaires de la coalition ».

De retour de vacances, tout bronzé, Vandenbrouck pourra rassurer ses électeurs en faisant semblant de s’y opposer. Au final, il n’y aura sans doute pas la franchise des 500 euros, ni le doublement du ticket modérateur, mais bien un mix soit disant modéré des deux, ou d’autres mesures tout aussi révoltantes pour parvenir au même résultat pour faire payer la population.

C’est ainsi que, depuis  plus de 40 ans, la gauche assume la politique de la droite et prétend sauver les pensions en mettant les pensionnés au travail, l’assurance chômage en excluant les chômeurs et l’assurance maladie en obligeant les plus pauvres à renoncer à se soigner.