Mons : hôpitaux qui pleurent…

Le 1er avril, les équipes des blocs opératoires des hôpitaux Helora de Constantinople (Ex-Saint Joseph) et Warquignies ont débrayé par crainte pour la survie de leurs services.

De plus en plus d’opérations sont regroupées sur le site Kennedy (ex-Ambroise Paré). Lors de la fusion des anciens hôpitaux au sein du groupe Helora, la direction rassurait le personnel en agitant le projet du grand hôpital de Jemappes censé accueillir tous ces services. Mais avec la réforme des soins hospitaliers du gouvernement actuel, le projet est « au frigo »… ou à la morgue.

Ces trente dernières années, le PS au pouvoir a poussé à la création de grands groupes hospitaliers par l’absorption des petits pour en faire des entreprises capitalistes qui rapportent du profit. Ce qui reste, c’est la concurrence entre sites hospitaliers pour survivre et des conditions dégradées pour les soignants et les malades.

… armée qui rit !

Le gouvernement fédéral a décidé d’installer une caserne sur l’ancien site de la protection civile à Ghlin.

500 militaires et des dépôts d’armes remplaceront les équipes de sauveteurs et de lutte contre les inondations, parties avec la fermeture du site en 2019. « Pour l’emploi, c’est intéressant » affirme Georges-Louis Bouchez.

Avant, les politiciens expliquaient aux enfants de mineurs sans emplois que “l’avenir de la région, c’est le tourisme. » Demain, ce seront les entreprises de pompes funèbres et les fabricants de prothèses pour les morts et les blessés de leurs sales guerres pour le pétrole.