Trump menace les désobéissants

Trump reproche à des pays de l’OTAN, dont la France, l’Espagne et l’Italie, de ne pas avoir autorisé le survol de leurs territoires ou l’utilisation des bases de l’OTAN pour acheminer des équipements militaires à Israël dans le cadre de la guerre contre l’Iran. « Si nous en sommes arrivés au point où l’alliance de l’Otan nous empêche d’utiliser ces bases, où nous ne pouvons en fait plus les utiliser pour défendre les intérêts des États-Unis, alors l’Otan est une voie à sens unique » déclare-t-il à la suite de son secrétaire d’État, Marco Rubio, qui surenchérit et menace d’un possible retrait des États-Unis de l’alliance militaire.

Plus la guerre se généralise, plus Trump et les capitalistes américains veulent forcer leurs alliés à marcher derrière les États-Unis. Pour l’État américain, tous doivent se soumettre et servir ses intérêts, sans quoi les alliés du moment sont menacés d’être repeints en adversaires.

Aujourd’hui, l’administration américaine en reste au stade de l’intimidation et des pressions économiques et diplomatiques : insultes, droits de douanes, exigences sur le Groenland, etc. Mais qu’en sera-t-il dans les mois et les années qui viennent ? Faudra-t-il choisir entre s’engager dans les prochaines guerres déclenchées par l’impérialisme américain, ou bien subir les rétorsions des États-Unis ?

Les impérialistes de seconde zone se préparent à se soumettre

Il ne faut pas se laisser illusionner par les quelques résistances des dirigeants d’Angleterre, de France, d’Italie ou encore d’Espagne face aux exigences de Trump. Dans le panier de crabes des relations entre États capitalistes, chacun joue des pinces pour tenter de défendre les intérêts de ses capitalistes nationaux. Mais face aux exigences du plus puissant d’entre eux, ni Macron, ni Meloni, ni Starmer ne voudront résister longtemps !

Les capitalistes français, italiens, ou anglais ne seront prêts à renoncer ni à l’accès aux marchés américains, ni à la spéculation sur ses marchés financiers, ni à l’accès à ses technologies et encore moins aux profits qu’ils espèrent tirer des guerres, comme l’accès à des ressources, à des marchés ou encore des contrats d’armement et de reconstruction. Pour tout cela, ils n’hésiteront pas à vendre la peau de nos enfants !

Déjà, le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que le Royaume-Uni accueillerait une réunion d’environ 35 pays pour discuter de la réouverture du détroit d’Ormuz.

Quant au gouvernement belge, il a déjà renoncé à toute prétention à l’insoumission : le ministre des Affaires étrangères, Prévot (Engagés), a déjà fait savoir que la Belgique n’envisage pas de fermer son espace aérien aux avions américains, et Bouchez (MR) déclarait « Ceux qui pensent que ce n’est pas notre guerre se trompent », « notre », en parlant au nom de la bourgeoisie belge.