Copains comme cochons

Le parc animalier Pairi Daiza, propriété d’Éric Domb (405ème fortune de Belgique, avec 56 millions d’euros) et de Marc Coucke (45ème fortune du pays, avec plus d’un milliard d’euros) est choyé par l’État. Il n’est sans doute pas étranger à cette générosité qu’Éric Domb soit proche du MR : Georges-Louis Bouchez l’a d’ailleurs nommé administrateur de Proximus en février.

Malgré des actionnaires richissimes et des profits confortables – 16 millions d’euros de bénéfice en 2024 -, Pairi Daiza est l’entreprise qui a reçu le plus de subsides en Wallonie : 11,5 millions d’euros entre 2022 et 2025.

Et les cadeaux publics ne s’arrêtent pas là.

En 2024, la Wallonie investit 14,7 millions d’euros pour « améliorer la mobilité autour de Pairi Daiza ». En 2025, la SNCB et Infrabel ajoutent encore 4,4 millions pour construire une nouvelle gare plus proche de l’entrée du parc. Quand il s’agit de servir les copains capitalistes, les discours sur l’austérité sont vite oubliés.

Mais les largesses ne sont pas seulement financières. Le Code de l’aménagement du territoire vient d’être modifié pour permettre aux parcs zoologiques d’introduire des demandes de modification des plans de secteur. En clair : Pairi Daiza pourra demander qu’une zone forestière ou un espace vert soit transformé en zone de loisirs, afin d’étendre encore le parc.

Et ce n’est pas fini. Récemment encore, le MR voulait modifier le Code du bien-être animal pour permettre à la Wallonie d’accueillir des dauphins ; une perspective qui plaisait, là encore, beaucoup à Éric Domb. L’amendement n’a finalement pas été retenu. Mais le ministre-président wallon Adrien Dolimont (MR) continue de pousser pour que la Wallonie « sauvegarde » les dauphins d’Europe.

À défaut d’avoir sauvé les dauphins, il aura au moins gâté les requins…