Le 20 août, près d’Anvers, un travailleur est mort écrasé par deux tonnes de pierres dans une entreprise spécialisée dans sa transformation. Un mort de plus qui s’ajoute à la liste des victimes de l’exploitation capitaliste.
Rien que cet été, un travailleur et une travailleuse sont morts à quelques semaines d’écart, percutés par un véhicule sur les quais du port d’Anvers. Dans la même ville, un homme travaillant sur une terrasse est décédé de sa chute du dernier étage de l’immeuble.
À Bierbeek près de Louvain, un ouvrier a perdu la vie dans un chantier de rénovation. À Weelde, coincé dans un système de nettoyage de conteneurs, un ouvrier est mort sans être parvenu à activer le bouton d’arrêt d’urgence. À Seneffe, un pompier est décédé en pleine intervention, écrasé par un véhicule.
Un autre pompier est mort, le 14 août, suite à deux explosions pendant l’intervention de son équipe – trois autres blessés graves – sur une conduite de gaz endommagée à Bruxelles.
Sans oublier les six ouvriers morts dans l’incendie du chantier de rénovation de l’immeuble Oxy à Bruxelles, et un jeune forain décédé écrasé par son manège pendant son démontage… Et sans doute d’autres dont la presse n’a pas parlé.
À cela s’ajoutent tous les blessés graves, couvreur tombé d’un échafaudage, agriculteur coincé et écrasé sous son tracteur renversé, techniciens dont la nacelle a pris feu lors d’une intervention sur le réseau électrique, ouvrier blessé par l’explosion d’un compteur électrique…
Il est impossible d’en faire une liste exhaustive puisqu’une bonne partie des accidents du travail ne sont jamais déclarés, sous la pression des patrons.
La responsabilité de ces morts et blessures n’incombe pas aux erreurs individuelles et aux fautes d’inattention après six ou sept heures de travail sous pression ou en pleine canicule, avec des équipements insuffisants.
Les responsables sont ceux qui organisent minutieusement l’exploitation pour s’enrichir sur le dos des travailleurs en aggravant les conditions de travail et donc les risques.
Cela force même des indépendants et petits patrons à prendre aussi des risques au travail pour baisser les coûts et obtenir des contrats malgré la concurrence féroce.
En 2025, les grandes entreprises du BEL 20 ont engrangé plus de 17 milliards d’euros de bénéfices, un hausse de près de 25% en un an !
Les moyens existent pour améliorer les conditions de travail, suppléer au sous-effectif, acheter du matériel de protection, réduire drastiquement les risques. Mais cela signifie prendre l’argent sur le compte des capitalistes ! Ce choix ne pourra être imposé que par les travailleurs eux-mêmes.
