En un an, le nombre de flexi-jobbeurs bruxellois a augmenté de 42 %. À Liège, un travailleur sur dix exerce un flexi-job, c’est-à-dire un emploi d’appoint, moins taxé, accessible aux personnes qui travaillent déjà au moins à 4/5ème ou aux pensionnés.
Face à la faiblesse des salaires et des pensions, beaucoup sont contraints d’accepter un second emploi pour faire face au coût de la vie. À Liège, 63 % des flexi-jobbeurs ont plus de 64 ans.
Pour le patronat, les flexi-jobs représentent une main-d’œuvre bon marché pour augmenter ses profits. Les employeurs paient moins de cotisations et font perdre au travailleurs de nombreux droits liés aux contrats classiques : congés payés, treizième mois, indemnités de licenciement ou véritable préavis.
Ces contrats permettent aussi d’imposer des horaires imprévisibles, des changements de dernière minute et donc davantage de pression sur les travailleurs. Ces contrats précaires vont se généraliser de plus en plus avec l’extension à tous les secteurs décidée par le gouvernement.
Sous prétexte de permettre de « gagner un peu plus », les flexi-jobs permettent au patronat de maintenir des salaires et des pensions insuffisants pour vivre, poussant les pensionnés et les travailleurs à compenser leurs revenus insuffisants par du travail supplémentaire. Ils organisent la précarité et la concurrence entre travailleurs, tout en tirant les salaires et les conditions de travail vers le bas.
