Fin mars, près de 3.000 étudiants ont manifesté à Bruxelles contre la hausse du minerval. Le prix d’inscription aux études supérieures pourra atteindre 1.194 euros par an. Et pas seulement pour les ménages favorisés : 58 % des étudiants seraient concernés.
Auparavant, le minerval maximal était de 835 € à l’université et autour de 370 € en haute école, parfois même 175 €. Pour certains étudiants, le minerval pourrait donc être multiplié par six ! Quant aux étudiants non-européens, ils doivent pour beaucoup, en plus du minerval, payer des droits d’inscription supplémentaires qui dépassent les 4.000 euros par an. Pour de nombreux étudiants, en particulier ceux issus des milieux populaires, cette hausse qui s’ajoute au coût de la vie, aux loyers et autres dépenses, peut devenir un véritable frein aux études.
« Hausse brutale, futur bancal » pouvait-on lire sur une pancarte. Oui, le futur des jeunes, et en particulier de ceux des classes populaires, est pire que bancal. Alors qu’étudier va coûter de plus en plus cher, l’armée, elle, rémunère ses étudiants officiers et sous-officiers et le nouveau service militaire volontaire est rémunéré 2.000 euros nets par mois. L’avenir que ce système prépare aux jeunes est clair : il faudra être de plus en plus privilégié pour pouvoir accéder aux études. Quant aux jeunes des classes populaires, ils sont poussés à devenir de la chair à canon pour les futures guerres impérialistes ! Pour contrer cet avenir, c’est tout ce système capitaliste qu’il faudra renverser.
