Depuis l’attentat du 9 mars contre une synagogue à Liège, l’Etat déploie de nouveau des militaires dans l’espace public, comme après les attentats de 2016. Le 23 mars, des militaires sont apparus à Anvers, Bruxelles et Liège autour de synagogues et d’écoles juives. Puis le 3 avril, des groupes de militaires ont été déployés dans des gares et des stations de métro à Bruxelles, sous prétexte de lutter contre l’insécurité.
La montée de l’antisémitisme est une conséquence dramatique de la politique criminelle du gouvernement israélien, soutenu par l’impérialisme, contre le peuple palestinien et dans les guerres qui embrasent le Moyen-Orient. L’armée dans les rues ne protégera pas la population juive d’attentats cruels qui ne servent même pas la cause de ceux qui les font. C’est même en plein cœur des villes israéliennes, avec une armée omniprésente, que de nombreux attentats ont fait le plus de morts.
Tant que la bourgeoisie plongera des peuples dans la guerre et d’autres dans la misère, l’insécurité, ainsi que les idées et les méthodes réactionnaires sous toutes leurs formes, continueront de proliférer.
Mais les guerres et la misère engendrent aussi des révoltes collectives de la population. Le déploiement de militaires dans les rues par la bourgeoisie a un rôle bien précis : tenter d’habituer la population à être sous surveillance, disciplinée, et ne pas remettre en cause l’ordre établi.
Mais quand les soldats eux-mêmes sont entraînés dans l’élan révolutionnaire, le pouvoir de la bourgeoisie s’effondre.
