La canicule de juin a été la plus meurtrière de l’histoire de la Belgique, avec officiellement 1747 décès supplémentaires, en réalité bien plus. Dans les logements, les écoles, les transports et les lieux de travail, les températures ont explosé. Dans certains ateliers, elles ont parfois approché les 50 °C.
Pour de nombreux travailleurs, les cadences déjà infernales en temps normal sont devenues une véritable torture sous l’effet de la chaleur. Travailler pendant des heures dans un entrepôt, un atelier, une cuisine, sur un chantier ou dans un véhicule surchauffé met directement la santé en danger.
Malgré cette situation extrême, le patronat et le gouvernement n’ont pris aucune mesure. Il fallait continuer à travailler coûte que coûte, quitte à mettre en péril la santé et la vie des travailleurs.
Car, dans cette société, l’arrêt de la production est considéré comme plus grave que l’épuisement, la maladie ou la mort de celles et ceux qui produisent les richesses.
Le patronat ne raisonne pas en fonction des besoins humains, mais en fonction de ses profits.
