Le peuple cubain étranglé

Depuis janvier, le gouvernement Trump a aggravé le blocus de Cuba pour mettre la population à genoux et pousser ses dirigeants à se soumettre à la domination américaine. Les importations de pétrole sont bloquées. L’électricité est donc réduite à 2 ou 3 heures par jour. La plupart des moyens de transports sont à l’arrêt. Le système de santé, qui faisait la fierté des habitants, est paralysé. Les opérations, les dialyses deviennent difficiles. L’économie s’effondre. Des entreprises étrangères ont quitté le pays. Les travailleurs cubains tentent de survivre au chômage et à l’inflation galopante.

Dans l’espoir de desserrer le nœud coulant, le parlement cubain vient de voter, le 18 juin, 176 mesures pour ouvrir l’économie cubaine au capital étranger, y compris américain. Les entreprises d’État pourront être vendues au privé, et leurs travailleurs pourront être licenciés. Les banques et les entreprises étrangères pourront opérer sur tout le territoire. Les subventions publiques sur l’eau, l’électricité, les loyers, qui bénéficient à tous, seront désormais réservées aux plus pauvres.

Loin de se contenter de ces concessions, le gouvernement américain a déjà qualifié ces mesures « d’écran de fumée ».

Trump et les capitalistes américains veulent balayer les derniers vestiges d’une révolution qui leur tient tête depuis 1959, et rétablir un gouvernement à leur botte qui ramènera Cuba à l’époque où la misère amenait les femmes à se prostituer massivement pour survivre.