Travailler une heure par jour ?

C’est le titre d’un rapport réalisé par un petit collectif militant du Pays basque français. Leur idée : actualiser le fameux rapport publié en 1977 en France et intitulé « Travailler deux heures par jour ».

Leur exercice théorique est le suivant : ils partent de l’économie française en 2006 et font une série d’hypothèses simplificatrices et de raisonnements, qui peuvent être résumés en quatre grands points.

1. Réduire la production : en supprimant la production militaire et les armées, les grands travaux et transports inutiles, la publicité, l’obsolescence programmée… Ils montrent aussi que, si les richesses étaient également réparties, on pourrait réduire la consommation totale tout en augmentant celle des 50% les plus pauvres.

2. Sortir certaines tâches du travail salarié (réparer soi-même ses objets par exemple).

3. Utiliser les gains de productivité pour réduire les heures travaillées.

4. Considérer que toutes les personnes (sans incapacité de travail) âgées de 16 à 75 travaillent (une heure par jour).

Pour chacun de ces points, ils font des hypothèses, il ne s’agit pas de calculs précis. De plus, ils raisonnent sur la France uniquement, alors qu’il faudrait l’étendre à l’échelle mondiale.

Comme le reconnaissent d’emblée les auteurs du rapport, il s’agit avant tout de montrer qu’il serait possible de vivre bien sans s’épuiser au travail.

Utopiste ? Pas tellement. Au début du capitalisme, le patronat jurait bec et ongles que si on limitait la journée de travail qui était de 14h parfois 16h par jour à seulement 12h par jour, l’économie allait s’effondrer. Aujourd’hui, on travaille officiellement 8h par jour et non seulement l’économie ne s’est pas effondrée mais les descendants de ces capitalistes font des profits faramineux ! 

Et puis, quand la société humaine aura supprimé l’argent comme moyen de répartir la richesse produite, que chacun produira en fonction de ses capacités et consommera en fonction de ses besoins, le temps de travail nécessaire sera encore plus réduit. Alors la culture, l’art, le sport, les voyages… pourront librement s’épanouir pour l’ensemble des humains.

Alors oui, ça donne rudement envie de renverser ce système capitaliste pour travailler tous, en travaillant moins pour servir les besoins de l’humanité !