Les policiers qui ont percuté à 98 km/h Mehdi Bouda, le tuant sur un passage pour piétons en août 2019, ne seront pas renvoyés devant le tribunal et resteront impunis par la soi-disant « justice ».
Ce choix révoltant est une énième démonstration pour chaque policier, qu’il sera protégé par l’appareil judiciaire s’il commet un meurtre raciste.
Pourquoi la « justice » est-elle aussi injuste ? Parce qu’ainsi, chaque policier est censé resserrer un peu plus son attachement à l’Etat, à l’institution de la police, à sa hiérarchie et son autorité.
Se sentant protégés par les institutions, habitués aux bavures impunies, les policiers sont plus à même d’exécuter les ordres sans broncher, même si ceux-ci sont dirigés directement contre la population et la classe ouvrière. De plus, c’est une manière de sélectionner dans les rangs de la police ceux qui acceptent les bavures et les actes racistes, et d’en éloigner tous ceux que cela dégoûte, parce qu’ils s’étaient engagés avec l’illusion qu’ils allaient servir la population.
C’est un choix conscient des dirigeants de la bourgeoisie : habituer les policiers à l’impunité pour les préparer à suivre les ordres, protéger la propriété privée, réprimer les grèves et les manifestations.
