Épidémie de flexi-jobs

Selon l’ONSS, 30.000 travailleurs supplémentaires ont signé un « flexi-job » en 2024, dont 85% en Flandre. C’est une hausse de 17%. Ce sont surtout des jeunes (62.200 !) qui travaillent en flexi-job.

Pour les patrons, c’est de la main d’œuvre bon marché à côté des CDI ou des CDD. Ils économisent sur les salaires, paient beaucoup moins de cotisations, ne sont contraints à payer aucun congé payé, aucun 13e mois et aucune indemnité de licenciement, qui se fait d’ailleurs souvent sans préavis. Ce contrat précaire leur permet de mettre encore plus de pression sur les travailleurs, avec des horaires imprévisibles, des changements en dernière minute et en imposant des heures supplémentaires.

C’est une arme des capitalistes pour faire pression à la baisse sur les salaires de tous les travailleurs, en les mettant en concurrence en fonction de leur statut.

Par ailleurs, la croissance du nombre de « flexi-jobeurs » met en lumière la précarité de toujours plus de travailleurs, qui sont contraints d’assumer un deuxième emploi car leurs revenus sont insuffisants. Parmi eux, plus de 28.000 ont plus de 65 ans et ont donc besoin de travailler pour toucher un complément à leur retraite, bien trop basse comparée à la cherté de la vie.