L’adoption de la « loi-programme » a été reportée suite à un vote de l’opposition pour renvoyer le texte au Conseil d’État, qui doit rendre un nouvel avis la semaine prochaine.
Ce projet de loi-programme prévoit toute une série d’attaques contre les travailleurs : limitation du chômage à deux ans, report de l’indexation des pensions, réduction des cotisations patronales, et bien d’autres encore.
Ce renvoi au Conseil d’État, initié par les partis d’opposition (PS, PTB, Ecolo, Groen et VB), oblige l’institution à émettre un nouvel avis – non contraignant – avant que la loi ne puisse être votée.
Cette manœuvre – qui peut être répétée – permet à l’opposition de retarder le vote et l’entrée en vigueur de la loi de quelques semaines, voire quelques mois. Mais elle n’arrêtera pas les attaques du gouvernement qui dispose d’une majorité parlementaire pour imposer son texte.
D’autre part, ni le PS, ni les écologistes, ni l’extrême droite ne souhaitent aller au-delà d’une simple obstruction parlementaire de façade : tous restent profondément responsables et loyaux vis-à-vis des intérêts du patronat, qui est très demandeur de cette loi.
