Les catastrophes font monter les prix… et les profits

Avec la reprise de la guerre contre l’Iran, le détroit d’Ormuz est de nouveau pratiquement bloqué, en plus de celui de Bab-el-Mandeb. Le prix du pétrole grimpe déjà, et avec lui la menace de nouvelles hausses à la pompe, dans les transports et sur toutes les marchandises.

À cela s’ajoute le dérèglement climatique. Sécheresses, inondations, assèchement des sols et mauvaises récoltes réduisent la production. Un nouvel épisode d’El Niño, qui réchauffe anormalement les eaux du Pacifique, pourrait ainsi faire monter durablement les prix alimentaires.

Mais les catastrophes seules n’expliquent pas le prix payé par les travailleurs ! Entre le champ de blé ou le puits de pétrole et le consommateur se trouvent les négociants, les marchés financiers, les multinationales et les grandes chaînes de distribution. Tous utilisent les pénuries réelles ou annoncées pour spéculer, augmenter leurs prix et protéger voire accroître leurs profits.

À la pompe, les hausses sont répercutées presque immédiatement, tandis que les baisses tardent à arriver : les prix montent comme une fusée mais descendent comme une plume, permettant aux pétroliers et aux distributeurs de s’enrichir sur notre dos !

Alors il faut préparer les luttes pour imposer que, si les prix montent, les salaires doivent suivre !