Le pilotage médiatique de l’affaire des « drones russes »

A l’automne dernier, les médias adoptaient un langage alarmant : des « drones russes » auraient survolé des bases militaires et l’aéroport de Zaventem. Sur les plateaux de télévision et dans les colonnes des journaux, des politiciens, des éditorialistes et autres prétendus « experts » défilaient pour agiter « la menace russe » !  Le message de peur qu’ils voulaient transmettre était limpide : « nous sommes en danger » !

Six mois plus tard, la VRT dévoile le mensonge. Il n’y a aucune preuve de l’existence de ces drones ! Les photos transmises à la presse ? Un hélicoptère de police…

Cette opération de manipulation n’avait qu’un seul but : embrigader la population et justifier des dépenses militaires.

Ce genre de chose se reproduira : annonces affolantes, prétendues menaces, risques d’attentats, de piratage informatique, … Et quand l’actualité ne donnera pas suffisamment de matière à manipuler, des mensonges seront encore inventés de toute pièce. Plus la guerre se généralisera, plus la propagande militariste et nationaliste tapera dur. Il faut se préparer à y résister !

Dans aucun pays du monde les populations n’ont d’intérêt à l’augmentation des budgets militaires et aux guerres ! Il ne faut croire aucun mot qui sort de la bouche de ceux qui gouvernent ou se proposent à gouverner cette société !

Copains à mort

La VRT dénonce également le ministre Francken (N-VA) qui a profité de toute l’affaire pour faire acquérir pour 50 millions de matériel pour intercepter et neutraliser des drones. Pour cette dépense, le ministre aurait favorisé certains capitalistes de l’armement de ses connaissances.

Ce genre de pratique choquante est en fait monnaie courante. C’est même exactement ce qu’attendent les capitalistes des politiciens : les couvrir de cadeaux aux frais des contribuables !

Aujourd’hui des voix s’élèvent pour reprocher à Franken d’avoir favorisé ses amis dans l’attribution des contrats, de ne pas avoir suivi les procédures d’appel d’offre, et d’avoir payé jusqu’à quatre fois plus cher que les prix proposés ailleurs. Il s’agit là surtout des manœuvres politiciennes des partis de l’opposition qui s’appuient, pour obtenir quelques échos, sur la frustration des capitalistes qui n’ont pas pu cette fois profiter des largesses de la dépense publique.

Que les procédures soient respectées ou pas, le résultat est le même : qu’ils soient de droite ou de gauche, les politiciens au gouvernement couvrent de cadeaux les capitalistes et font payer la note aux travailleurs ! Et tout ça pour préparer la guerre !