Début avril, une conférence a eu lieu à l’université de Gand, animée par Nathan Cofnas, un chercheur américain récemment recruté par l’UGent et connu pour ses « études » sur le « réalisme racial ». Qu’est-ce que c’est ? Une pseudo-théorie d’une inégale répartition des gènes, et donc de l’intelligence, selon les populations.
Pour de tels personnages, peu importe la réalité scientifique, peu importe qu’ait été prouvé que toutes les théories raciales du 19ème siècle, inventées pour justifier l’esclavage et la colonisation étaient falsifiées et bidon. L’extrême droite cherche à recycler ce vieux racisme dans un langage qui sonne savant pour lui donner une fausse crédibilité.
Ce que montre la science historique, en revanche, c’est que ces théories raciales ressurgissent toujours quand les classes dirigeantes, coincées dans un système capitaliste en crise, cherchent à justifier leurs attaques contre les travailleurs — noirs, juifs, arabes, immigrés ou tout autre bouc émissaire du moment — par un racisme qu’elles habillent de science.
De nombreux universitaires et étudiants se sont opposés à sa nomination et à la tenue de la conférence. C’est compréhensible, mais ça ne suffira pas à annihiler le racisme. Il faut bien entendu combattre ces idées réactionnaires ! Mais il faut surtout s’attaquer au système capitaliste lui-même car il nourrit, à chaque crise, les idées les plus réactionnaires.
