Le 17 juin était signé un protocole d’accord visant à trouver une fin à la guerre israélo-américaine contre l’Iran. Depuis le cessez-le-feu d’avril, les hostilités étaient en quelque sorte « gelées_». En réalité, les bombardements ont toujours continué à Gaza et au Liban. Mais ils étaient limités contre l’Iran. Mardi 7 juillet, moins d’un mois après la signature du protocole d’accord, les affrontements ont repris. Accusant l’Iran d’attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, les Etats-Unis ont bombardé pendant deux nuits consécutives des dizaines de cibles en Iran. En représailles, l’Iran a visé des bases américaines dans des États du Golfe : le Koweït, Bahreïn et le Qatar.
En plus des bombardements, les déclarations guerrières ont repris de plus belle. Trump a annoncé vendredi, tout en affirmant continuer les discussions avec l’Iran, que le cessez-le-feu en vigueur depuis avril était bel et bien « terminé ». L’Iran a menacé de se retirer de l’accord avec les Etats-Unis sur le Moyen-Orient. Le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei a écrit qu’il s’engageait à « venger le sang » de son père Ali Khamenei, tué au tout début du déclenchement de la guerre. Trump a alors menacé « de détruire complètement toutes les régions d’Iran » si la République islamiste tentait de le tuer.
Les dirigeants des grandes puissances capitalistes tuent qui ils veulent, y compris les dirigeants des pays plus faibles !
Cette reprise du conflit est-elle temporaire ou va-t-elle replonger toute la région dans encore plus de violence tout en amenant des conséquences économiques graves partout sur la planète ? Déjà, à Gaza et au Liban, Israël a intensifié ses attaques. En Cisjordanie, la colonisation et l’annexion de territoires où vivent des Palestiniens s’accélèrent. En conséquence de la reprise des hostilités, le trafic dans le détroit d’Ormuz, qui avait à peine repris fin du mois de juin, se retrouve à nouveau à l’arrêt.
En Iran, comme en Irak, en Syrie, en Libye, il n’y a jamais de vrai retour à la paix sous ce régime capitaliste malade. Il n’y a qu’une série de conflits entrecoupés de pauses pour négocier le partage des ressources avec la peau des peuples du Moyen-Orient. Pour se débarrasser des guerres, il faudra se débarrasser du capitalisme !
