Grève chez Bpost

Début avril, une majorité des 24.000 travailleurs de Bpost ont rejoint le mouvement de grève, tant en Flandre qu’en Wallonie, pour s’opposer aux projets de la direction : une journée de travail décalée de 2h et finissant largement après l’école des enfants, des horaires variables à la volonté des chefs, plus de mobilité entre les dépôts…  Bref, un véritable bouleversement de l’organisation personnelle et familiale. Tout cela pour une grande flexibilité et supprimer encore plus d’emplois, comme les travailleurs en ont l’expérience.

Devant l’extension du mouvement, la direction de B-Post déclare qu’elle “a entendu la demande des syndicats de suspendre le plan de transformation, le temps d’en négocier les modalités. Les parties ont convenu de conclure ces négociations d’ici fin avril 2026”.

C’est la même manœuvre que la direction du TEC en février. Les patrons utilisent la soi-disant négociation pour mettre fin aux grèves et faire passer leur plan. La direction annonce déjà que l’accord sera bouclé fin avril !

Les grèves ne peuvent être efficaces que si elles sont sous le contrôle direct des grévistes et qu’elles s’élargissent y compris vers les autres secteurs concernés par les mêmes problèmes !