A peine le nouveau CEO est-il entré en fonction chez Oleon, entreprise chimique de la région d’Anvers, que sont annoncés 13 licenciements sur les 170 travailleurs que compte le site.
Oleon produit des graisses végétales utilisées, entre autres, dans l’industrie alimentaire. L’entreprise appartient depuis 2008 au groupe multinational Avril Group qui opère dans l’agroalimentaire et la chimie et emploie plus de 8.000 travailleurs dans 18 pays.
A Machelen, c’est AzkoNobel, le plus grand producteur mondial de peintures, qui licencie 89 personnes. Après les 600 licenciements annoncés à Anvers par BASF, on voit que l’hémorragie continue.
En réalité, c’est tout le secteur de la chimie qui est en restructuration au niveau mondial. Les plans de licenciements et des fermetures de site ont lieu partout. Cela après des décennies de vaches bien grasses. Comme le résumait le président du lobby patronal France Chimie en 2025 : « ce secteur industriel a connu quinze années de croissance ininterrompue, jusqu’à la crise liée à la pandémie de Covid-19 ». Durant cette période, le taux de profit moyen dans la chimie était supérieur au taux de profit dans l’ensemble de l’industrie.
Aujourd’hui, pour maintenir leurs profits malgré la surproduction et la hausse des prix de l’énergie, dont le secteur chimique est particulièrement vorace, la classe capitaliste en concurrence pressure la classe ouvrière.
Les délégations syndicales mènent chacune leurs concertations de soi-disant « partenaires sociaux ». Alors que la seule politique à défendre et à discuter largement est celle d’un contrôle par les travailleurs : que les comptabilités de ces entreprises soient rendues publiques et que les milliards de profits accumulés servent à maintenir les salaires et les emplois de tous.
