Georges-Louis Bouchez a annoncé la nomination de son chef de cabinet, Axel Miller, à la tête de la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPIM).
Ce holding public regroupe les participations de l’État fédéral dans plusieurs entreprises privées. Parmi elles, Belfius, que le gouvernement veut aujourd’hui privatiser après l’avoir sauvée de la faillite à coups de milliards d’argent public. À l’époque, Belfius s’appelait encore Dexia. Or au moment de cette faillite, Dexia était dirigée par… Axel Miller.
La faillite de Dexia n’a pas seulement coûté des milliards à l’État. Elle a aussi provoqué la faillite d’Arcopar, ruinant au passage 800.000 épargnants. Axel Miller, lui, s’en est sorti avec une prime de 800.000 euros.
Après avoir contribué à ruiner les petits épargnants et l’État, Miller se retrouve aujourd’hui recasé à la tête de la SFPIM – et donc de Belfius. Dans le monde bourgeois, les faillites et les scandales n’empêchent ni les promotions ni les fauteuils dorés, tant qu’on reste utile aux capitalistes.
