Les ministres fédéraux n’arrivent pas à s’entendre sur le budget. Le gouvernement a reçu comme mandat des capitalistes d’imposer dix milliards d’euros de coupes, tout en continuant à arroser les grandes entreprises et à augmenter les dépenses militaires. Ces coupes frapperaient directement les services utiles à la population, les allocations et les salaires, d’où les tensions entre partis, chacun craignant de perdre des électeurs.
Vooruit, l’ex-parti socialiste flamand, a déjà avalé plusieurs couleuvres qu’il risque de payer électoralement pour entrer au gouvernement : baisse des pensions, exclusion de centaines de milliers de chômeurs, compression du budget des soins de santé, détricotage du droit du travail, etc. Et son ministre, Frank Vandenbroucke, prévoit d’augmenter le prix des médicaments et de réaliser 1,8 milliard d’euros d’austérité supplémentaires en forçant les malades de longue durée à reprendre un emploi sous peine de perdre leur allocation, alors que le chômage et l’exploitation s’aggravent.
Pour sauver la face auprès de leurs électeurs et des syndicats, les ministres Vooruit agitent l’idée d’une taxe sur les millionnaires – sans y croire vraiment. Fin octobre, ils s’opposaient encore, en paroles, à la proposition de Bart De Wever d’un saut d’index et d’une hausse de la TVA, mesures qui gèleraient les salaires et augmenteraient les prix.
Les dirigeants de Vooruit, malgré leurs promesses de campagne et leurs gesticulations acceptent de mettre en œuvre le programme de la bourgeoisie contre la population.
