SNCB : une question de rapport de force

Les directions de la SNCB et d’Infrabel ont refusé le préavis de grève déposé par les directions syndicales pour les 5, 10 et 12 février. Le Conseil d’État a confirmé ce refus.

C’est une attaque de front des patrons et des juges contre les travailleurs ! Dans cette période de crise du capitalisme et de marche à la guerre, toute la bourgeoisie augmente la répression contre les travailleurs.

La direction de la CGSP Cheminots a répondu dans un tract à la décision du Conseil d’État : « En tant qu’organisation syndicale, nous actons de cette décision avec le respect dû aux institutions de justice. »

Le respect des institutions de justice ? Vraiment ? Ces institutions de justice qui condamnent les syndicalistes comme Thierry Bodson à des milliers d’euros d’amende et à des peines de prison pour avoir bloqué la circulation ? Qui envoient des huissiers contre les grévistes de Delhaize ? Qui autorisent chaque année l’expulsion de milliers d’habitants de leur domicile parce qu’ils ont deux ou trois mois de loyer impayés ? Qui protègent les policiers qui agressent ou tuent pendant leur service ? Et qui demain enfermeront tous ceux qui s’opposeront aux guerres ?

Cette prétendue « justice » est au service de l’ordre social capitaliste. Il n’y a rien à en attendre, sinon des coups !

Les travailleurs ont montré dans le passé qu’ils pouvaient se battre et se défendre, même à l’époque où la bourgeoisie leur refusait le droit de faire grève et leur envoyait l’armée pour les réprimer.

Et les syndicats se sont construits à des époques où ils étaient interdits.

Dans la période qui vient, les travailleurs auront besoin de s’organiser et de se battre sans « respecter les institutions de la justice », mais en construisant un rapport de force pour s’imposer face à elle.

Comme on le voit, ils ne pourront pas compter sur les directions syndicales pour organiser et mener ces luttes…