Depuis l’attaque d’Israël par le Hamas le 7 octobre 2023, les Palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza, font face à un déferlement ininterrompu de violence. Chaque fois que l’on croit avoir atteint le pire, l’État d’Israël passe un nouveau cap dans la barbarie.
Depuis mai, une nouvelle « offensive » a été lancée par l’armée israélienne, visant à occuper 75% du territoire de Gaza.
Derrière le mot « offensive », qui fait croire à une guerre entre deux armées, se cache en fait un nouveau bain de sang et la transformation de la majorité de la bande de Gaza en champ de ruines, avec la complicité des États occidentaux.
Un document détaillé de l’administration américaine, récemment dévoilé, montre le projet de transformer la bande de Gaza en « Riviera », en zone touristique de luxe, champs d’investissement privilégié pour des in- vestisseurs américains.
En moins de deux ans, l’armée d’Israël a assassiné plus de 60.000 Gazaouis, détruit 90% des bâtiments dans certaines villes et détruit toute l’agriculture.
La population a été forcée de fuir dans des zones toujours plus petites, de prétendues « Safe zone », ce qui ne les a pas empêché d’être bombardées.
La population est privée de tout, nourriture, électricité, médicaments. Tout ne rentre qu’au compte-goutte alors que des milliers de repas attendent sur des camions de l’autre côté de la frontière, prêts à être distribués par les ONG.
Les Palestiniens sont assassinés, arrêtés, torturés, quels que soient leurs liens avec le Hamas. Un document interne de l’armée israélienne révèle que seulement un quart des prisonniers palestiniens sont soupçonnés d’avoir des liens avec le Hamas ou d’autres groupes armés. Des milliers de Gazaouis sont arrêtés au hasard, maltraités, dénudés, humiliés, interrogés pendant des heures, violés, torturés, et parfois relâchés, quand ils ne sont pas détenus pendant des mois.
En Cisjordanie, les colons sionistes profitent des encouragements du gouvernement d’extrême droite pour terroriser les habitants, les faire fuir et s’emparer de leurs terres. En deux ans, le nombre d’installations coloniales a ainsi augmenté de 40%.
Cette violence, loin de détruire le Hamas, ne fait que renforcer son audience. Le terrorisme de l’armée israélienne pousse chaque jour des dizaines de Gazaouis à rejoindre ses rangs, il en aurait recruté 15.000 depuis le 7 octobre selon les services de renseignement américains, quasi autant que le nombre de membres du Hamas officiellement tués par l’armée d’Israël.
Mais la rage des Palestiniens pourrait tout aussi bien se transformer en révolte populaire contre le gouvernement de Netanyahou et l’impérialisme qui le soutient.
La barbarie de la guerre conduit aussi une partie croissante de la population israélienne à des mobilisations de plus en plus nombreuses contre le gouvernement Netanyahou, et les familles des otages ont même appelé à une grève générale contre la guerre.
La brutalité de l’État israélien est là pour nous rappeler que la barbarie du capitalisme n’a pas changé depuis les périodes les plus violentes de la colonisation et des guerres mondiales.
Les milliardaires peuvent ordonner aux gouvernements de déclencher des guerres, de soutenir des États génocidaires, ou de déplacer des populations entières si cela leur permet de renflouer leurs caisses ou de contrôler des zones pétrolières.
Ce sont ces capitalistes, américains, belges, français, allemands, anglais… qui paieront un jour cette politique barbare quand des millions de travailleurs se soulèveront contre eux pour prendre le pouvoir.
