La dernière tromperie du gouvernement fédéral sur le massacre des Palestiniens lui vaudrait sans doute la première place au concours de l’hypocrisie. Mardi 2 septembre, il a trouvé « un accord sur la position de la Belgique à l’égard du conflit israélo-palestinien ».
L’accord annonce des sanctions mais qui ne coûteront quasi rien à Israël : interdiction de territoire pour… deux ministres israéliens d’extrême droite ; extension limitée de l’embargo sur les armes… que le gouvernement se contentera de « plaider » auprès des Régions qui sont seules compétentes sur ce sujet.
Le gouvernement s’engage ensuite à reconnaître la Palestine lors de la prochaine session de l’ONU, mais précise que la reconnaissance « ne sera formalisée dans un arrêté royal que lorsque le dernier otage israélien sera libéré et que des organisations terroristes comme le Hamas auront été écartées de la gouvernance de la Palestine ». Autrement dit, exactement les arguments de Netanyahou pour justifier sa politique génocidaire !
Le gouvernement cherche à se donner un vernis humaniste, tout en validant la politique agressive de l’État israélien !
Pendant ce temps, le massacre se poursuit : depuis la décision de Netanyahou du 20 août d’une nouvelle offensive sur Gaza-ville, les bombardements et la famine se sont intensifiés, faisant chaque jour des dizaines de morts palestiniens supplémentaires.
Les États américain et européens ne veulent pas se mettre en travers de la politique du gouvernement israélien qui poursuit une guerre permanente contre les Palestiniens et les États voisins. Car ils utilisent la population israélienne, armée en permanence, pour imposer leur politique au Moyen-Orient : le pétrole bon marché et les voies de communication les moins chères.
