Grève des puéricultrices de Mons

Début juillet, les travailleuses des sept crèches communales, regroupées dans l’intercommunale Gabrielle Passelecq, ont fait grève durant près d’une semaine pour protester contre le manque de respect, de moyens et surtout de personnel.

Les centaines de parents impatients ont certainement contribué à mettre la direction sous pression. La CGSP a négocié la création d’une équipe mobile composée de deux équivalents temps-plein pour les puéricultrices et deux autres pour les techniciennes de surface.

Le directeur du pôle non-hospitalier, Sébastien Sakkas, a été écarté.

Depuis des années, les travailleuses dénoncent ses « menaces, intimidations, pressions, harcèlement ».

En réalité, le problème ne se limite pas à la personnalité d’un directeur. Il s’agit des méthodes patronales utilisées par l’employeur, la Ville de Mons, qui compense le manque de moyens par des pressions sur les travailleuses.

De fait, les travailleuses de l’aide et des soins à domicile de ACASA, intégrées à l’intercommunale depuis 2021, rencontrent exactement les mêmes problèmes… comme tous les travailleurs communaux, et dans toutes les villes qui répercutent les politiques d’austérité sur les travailleurs et la population.

Cela en fait des grévistes potentiels pour un mouvement large, et pour imposer d’autres solutions que des emplois précaires et partiels pour boucher les trous.