Plus vite = plus exploités
Quand on a travaillé vite et que le boulot a déjà bien avancé, les chefs poussent à partir plus tôt. Ça nous fait des heures de récupération perdues, voire des heures qu’on devra rattraper plus tard. Et pour Colruyt c’est tout bonus : le boulot est fait en moins d’heures payées.
Message reçu : ça ne vaut pas la peine de courir !
Les résultats baissent ? Quelle surprise !
Les salaires ne cessent de baisser et les prix d’augmenter ! Pour s’enrichir, les actionnaires de Colruyt, comme tous les capitalistes, appauvrissent tout le reste de la population, à commencer par nous…
La course-relais de l’exploitation
Combien de genoux, de lombaires et de poignets abîmés prématurément par la pression pour « faire ses prestations » ?
On se relaie entre boulot et maladie : un collègue sort pour son dos et croise celui qui revient de sa cheville.
Dans les villas de la famille Colruyt, ils se relaient, euh… de la piscine au canapé en cuir ?
Chaud/froid : ça casse
A la sortie des frigos, on passe des doigts gelés aux fournaises des voitures et du bus…
Bien des matériaux de qualité cassent lors des brusques changements de température. Et nos parents ne nous ont pas fabriqué avec ces normes ! Alors il faut prendre le temps de la transition, sinon attention aux dégâts.
330 millions c’est 33.000 X 10.000
330 millions de bénéfices officiels pour le groupe Colruyt l’année passée, cela veut dire que chacun des 33.000 travailleurs a rapporté au moins 10.000 euros de bénéfices à l’entreprise.
Voilà un aperçu du profit tiré de notre travail.
Des millions pour les actionnaires
Avec ces profits, Colruyt a versé 171 millions en dividendes. En plus, l’entreprise a utilisé 175 millions d’euros pour racheter ses propres actions, afin d’en augmenter la valeur. Ainsi fonctionnent les entreprises capitalistes : ce sont les richesses produites par les travailleurs qui sont en deux clics transférés pour enrichir encore plus les actionnaires-parasites.
Le compte n’y est pas
673 € de « prime bénéficiaire », c’est la goutte d’eau de ses profits que Colruyt a bien voulu nous accorder.
Et encore : des milliers de travailleurs en sont exclus sous prétexte qu’ils n’ont pas travaillé assez longtemps. 673 €… alors que Colruyt engrange au moins 10.000€ de profit par travailleur.
Il faut de vraies augmentations de salaire !
Bien sûr qu’on ne crache pas sur quelques centaines d’euros. Mais ces primes ne compensent pas la faiblesse des salaires, qui couvrent péniblement les factures, les courses et le loyer.
Et puis, ces primes dépendent du bon vouloir de Colruyt et des profits qu’il consent à déclarer.
On a besoin d’un salaire qui permette de vivre, pas d’un pourboire !
Vraie exploitation faux partage
En nous versant une soi-disant « prime bénéficiaire », Colruyt voudrait nous faire croire que les actionnaires partagent leurs profits avec nous. Quelle hypocrisie ! La réalité, c’est exactement l’inverse : plus les cadences s’accélèrent, plus les prestations augmentent et plus le patron s’enrichit sur nos dos et nos articulations.
Les travailleurs font tout fonctionner chez Colruyt, les actionnaires ne font que voler le produit de notre travail. Les miettes qu’ils nous jettent ensuite n’y changent rien.
