Selon la coopérative financière Crédal, un nombre croissant de travailleurs ont recours à un « micro-crédit » social pour faire face à des dépenses de soins de santé et de mobilité.
À cause des revenus nettement insuffisants (bas salaires, retraites, allocations…), de plus en plus de travailleurs n’ont plus d’autre choix que de s’endetter pour répondre à leurs besoins élémentaires comme se soigner et se déplacer !
C’est la double peine : avec le crédit vient le taux d’intérêts. Pour ces « micro-crédits », cela peut monter jusqu’à 1.500 € d’intérêts pour un emprunt de 10.000€.
Cercle vicieux…
Avec l’endettement, les remboursements du crédit et des intérêts, en plus des dépenses habituelles, la pression économique augmente.
Ces pressions poussent à accepter des emplois précaires, mal payés, avec des conditions de travail de plus en plus dures, à accepter aussi des heures supplémentaires… Cela renforce la pression à la baisse sur tous les salaires, ainsi que l’aggravation de la concurrence entre les travailleurs et l’exploitation. Bien sûr les patrons augmentent d’autant leurs profits.
Résultat : les salaires suivent de moins en moins la montée des prix et cela obligera encore plus de travailleurs à l’endettement. Tel est le cercle vicieux maintenu par le parasitisme patronal qui pourrit la société.
… qu’il faut briser !
Beaucoup de travailleurs pensent que les dettes et les emprunts, empêchent les luttes sociales car les travailleurs seraient « tenus » par leurs crédits, et donc incapables de se mettre en grève.
C’est une croyance entretenue par les ministres, les patrons, la presse pour tenter de nous démoraliser.
Bien des fois dans l’histoire du mouvement ouvrier, ce sont les montants des crédits eux-mêmes qui ont poussé les travailleurs à faire grève pour arracher des augmentations de salaires.
Durant certaines luttes, les travailleurs ont même fait l’expérience qu’une fois les employés de banque en grève avec les autres secteurs, les crédits eux aussi, pouvaient être mis « en grève » et les dettes remises à plus tard, voire annulées !
