Les centaines de milliers d’exclusions du chômage viennent à la suite de dizaines de milliers de licenciements. Parmi les travailleurs menacés par la misère, on entend souvent que les grèves, les manifestations ne servent à rien, qu’il n’y a plus d’autre solution que la violence. Une haine souvent dirigée contre un individu qui incarne le mépris et l’injustice de la classe dirigeante, comme un Donald Trump ou un Georges-Louis Bouchez.
Comment se fait-il que les travailleurs, dont le travail collectif est à la base de toutes les richesses, ne croient plus en leur force collective ? C’est bien sûr l’œuvre de la propagande bourgeoise, mais aussi la responsabilité des partis et syndicats qui prétendent représenter les intérêts des travailleurs.
Les dirigeants syndicaux font tout pour disperser les luttes, les limiter et les garder sous leur contrôle. Ils opposent les intérêts des Wallons aux Flamands, des intérimaires et sous-traitants aux CDI, au lieu de les rassembler.
Quant aux dirigeants des partis politiques qui s’adressent aux travailleurs, comme le PS et Vooruit, c’est uniquement pour demander leur vote et leur faire des promesses électorales. Et c’est aussi la politique qu’est en train de développer le PTB. Alors que ces promesses – sans lutte importante – n’ont aucune chance de se réaliser dans cette période où la compétition entre capitalistes s’aggrave, et que les grandes puissances augmentent leurs budgets militaires au détriment des besoins de la population.
La trahison des intérêts des travailleurs par les partis et syndicats des travailleurs alimente les rancœurs et désespoirs qui mènent à l’illusion que la violence individuelle serait une solution.
Il faut que les travailleurs retrouvent conscience de leur force collective et dirigent leurs luttes pour leurs propres intérêts.
