Cisjordanie : multiplication des attaques de colons

Depuis des mois, des dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie ont été expulsés de leur maison et de leur terre et plus d’un millier ont été tués. Et maintenant que le monde a les yeux tournés vers l’Iran, les attaques de colons contre les Palestiniens se multiplient. Netanyahou et son gouvernement d’extrême droite ne cachent même pas leur projet d’annexion.

Les colons nationalistes, souvent eux-mêmes membres de l’armée, sont protégés par le haut commandement militaire et l’État israélien. Ces violences et leurs conséquences sont telles que même des voix au cœur du système israélien s’élèvent. Le lieutenant-général israélien Eyal Zamir a appelé « toutes les autorités du pays à s’opposer à ce phénomène et à l’éradiquer avant qu’il ne soit trop tard ». Dans une lettre ouverte rendue publique le 16 mars, quatre anciens hauts gradés israéliens, représentant des centaines d’anciens responsables sécuritaires du mouvement « Commandants pour la sécurité d’Israël », dénoncent des « actes de violence (qui) s’appuient sur un système organisé comportant plusieurs niveaux hiérarchiques institution- nels », devenus un « phénomène quotidien, permanent et terrifiant », allant jusqu’à qualifier ces actes de « pogroms purs et simples ». Une ex-ministre centriste a également dénoncé ces violences, parlant de « terrorisme juif ».

Ces quelques voix ne suffiront pas à freiner l’extrême droite sioniste qui a pour objectif de dominer toute la Palestine, voire d’en expulser les Palestiniens.

Une opposition existe en Israël contre cette politique, et bien que minoritaire aujourd’hui, c’est elle qui peut ouvrir un autre avenir dans la région, si elle trouve le chemin de la révolte contre le pouvoir en place, et fondamentalement contre le capitalisme.