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Italie : manœuvres politiques et démagogie xénophobe

La démission du Premier ministre italien a mis un terme
au gouvernement de coalition entre le parti d’extrême droite la Ligue de
Salvini et le Mouvement cinq étoiles (M5S). Du coup, des tractations ont lieu
entre le M5S et le parti Démocrate de Matteo Renzi dans l’espoir de former un
nouveau gouvernement sans avoir à organiser de nouvelles élections.

En embuscade, Salvini mise sur l’échec de cette démarche
et espère revenir seul au pouvoir en récoltant sur le plan électoral les fruits
de la démagogie xénophobe qu’il a déployée depuis plus d’un an contre l’Union
européenne, et bien plus encore contre les migrants.

Mais qu’ils soient ouvertement xénophobes ou prétendument
démocrates, ces politiciens gouvernent au service du grand capital, ce qui
signifie donc qu’ils piétineront, d’une façon ou d’une autre les intérêts des
classes populaires.




Guerre commerciale : sur le dos des classes populaires

Les nouvelles taxes annoncées par
Trump contre les produits chinois puis les mesures de rétorsion décidées par la
Chine, ont provoqué la chute des cours en bourses, en Asie et aux États-Unis.
En Chine, des dizaines de milliers d’emplois sont supprimés tandis qu’aux
États-Unis, les industriels et les importateurs répercutent les taxes sur les
prix. Des canettes de Coca aux automobiles, les prix augmentent.

Le protectionnisme ne protège
jamais les travailleurs ; il les gruge deux fois. Avec la hausse de prix
puis avec l’aggravation de l’exploitation dans les entreprises, au nom de la
compétitivité.




Brexit ou non : la facture est pour les travailleurs !

Finalement, le 29 mars, date prévue
pour le Brexit, celui-ci n’a pas eu lieu. Les conséquences pour les
travailleurs sont graves néanmoins. Par exemple pour des milliers de
travailleurs des usines d’automobile BMW, Vauxhall-PSA et Jaguar-Land-Rover.
Ces entreprises avaient prévu des arrêts de production de deux à quatre
semaines pour réduire l’impact du Brexit. Finalement les actionnaires ont
maintenu la fermeture. Et tant pis pour l’impact sur les travailleurs et leurs
familles !

En Angleterre comme ici, Europe ou
pas, il faut que les travailleurs s’organisent pour défendre leurs propres
intérêts contre leurs exploiteurs capitalistes !