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Pandora Papers : Et voguent les profits vers les paradis fiscaux

Une enquête journalistique, les Pandora Papers, a permis à un groupe de journalistes de mettre la main sur des documents provenant de 14 cabinets spécialisés dans la création de sociétés offshore. Leur but est de planquer les fortunes de leurs riches clients dans des paradis fiscaux pour échapper à toute taxation. Plus de 29 000 d’entre eux ont été identifiés au cours de cette enquête. Parmi eux, 1217 dossiers concernent des résidents belges.

Ces 12 millions de documents ne sont que la pointe de l’iceberg. Ils ne montrent qu’une infime partie de la montagne de profits faite sur le dos des travailleurs mais ils lèvent un tout petit coin du voile sur le parasitisme d’une classe sociale, la bourgeoisie.




Les D’Ieteren

L’enquête des Pandora Papers épingle, par exemple, la famille de milliardaires D’Ieteren, importatrice de voitures Volkswagen et Audi, et détentrice de la très rentable entreprise Carglass.

Le groupe vient d’annoncer la fermeture de deux de ses garages. Eh bien, les documents révèlent que Nicolas D’Ieteren, patron du groupe, possède une société immatriculée aux Îles Vierges. Celle-ci a été créée de toute évidence pour y loger un yacht de luxe estimé à 23 millions d’euros. De quoi largement permettre le maintien de l’emploi et des salaires des 103 travailleurs menacés de licenciement dans à Drogenbos et Ixelles.




Les Solvay

Plusieurs familles nobles héritières de l’empire Solvay, les Aubertin, les de Laguiche et les de Wangen de Geroldseck Aux Vosges, ont logé discrètement des centaines de milliers d’actions du groupe Solvay dans une kyrielle de paradis fiscaux.

Outre l’avantage fiscal, ce stratagème leur permet de détenir ces actions anonymement. Une de ces sociétés a par exemple servi à acquérir un bien immobilier de 7 millions d’euros en Suisse.