Indigestion d’inégalités

En 2020, entre 175 000 et 195 000 personnes par mois ont eu recours à l’aide alimentaire en Belgique.

La Fédération belge des Banques alimentaires n’a jamais reçu autant de demandes d’aides, qui sont en hausse de 24% par rapport à 2019. Et son président déclare dans la presse que la situation est critique car les demandes ne cessent d’augmenter alors qu’ils ne peuvent déjà répondre actuellement qu’à 75% des demandes.

Pendant ce temps, la fortune des milliardaires a atteint des records avec la pandémie de Covid-19. Faisant 25% de profits en plus, au plus fort de la crise, entre avril et juillet, principalement dans la spéculation boursière.

De quoi nourrir la révolte contre un système où les uns se gavent tandis que les autres ont faim !




La monnaie de la spéculation est virtuelle, le gâchis est réel

Le cours du Bitcoin, une monnaie virtuelle, vient de dépasser 50 000 dollars, ce qui représente une augmentation de plus de 70% depuis le début de l’année. C’est un phénomène purement spéculatif, ces milliards ne correspondant à aucune création de richesse.

Mais ces milliards, joués au casino de la finance, auraient pu servir à des choses utiles.

Tesla, l’entreprise du milliardaire Elon Musk, y a par exemple placé 1,24 milliards d’euros. Ce montant aurait pu payer un salaire de 50 000 euros brut à 24 800 travailleurs !

Combien d’hôpitaux pourrait-on construire, combien de soignants former…. avec l’argent de la spéculation ? L’économie capitaliste actuelle, c’est un gâchis permanent et de plus en plus scandaleux !




Banquiers affamés

Pour aider les PME en difficulté, le gouvernement fédéral a prévu un budget de 50 milliards d’euros pour faciliter le crédit bancaire. Avec ce fond, 80% sont avancés par le gouvernement et seulement 20% par la banque qui accorde le prêt. Un crédit garanti donc… mais qui ne rapporte pas assez aux banquiers. C’est pourquoi sur les 50 milliards prévus, seuls 2 ont été utilisés, les banques préférant accorder d’autres types de crédits bien plus coûteux et profitables !

Les PME pressurent les travailleurs, les indépendants s’auto-pressurent, et tous se font pressurer par les grandes banques capitalistes. Les politiciens le savent et ne veulent même pas obliger les banquiers à prendre l’argent que le gouvernement leur donne pour faire crédit aux petits patrons.