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Une envolée de grèves

La vague de grèves qui touche le secteur aérien depuis quelques mois n’est pas près de s’arrêter. Après Ryanair et Brussels Airlines, ce sont Air France, Transavia et le groupe Aéroport de Paris qui ont été touchés. Et cela va continuer tout l’été puisque la compagnie scandinave SAS ou encore Easyjet ont à leur tour déposé des préavis partout en Europe.

Partout les compagnies aériennes avaient demandé aux travailleurs de faire des sacrifices pour survivre au Covid. Maintenant que les vols reprennent et que les profits explosent, les patrons comptent bien continuer à profiter des salaires bas et des conditions de travail indignes malgré les augmentations de prix. L’annulation de leurs vols n’a pas empêché de nombreux passagers de saluer les grévistes : « Je n’avais pas entendu parler de cette grève, mais je la soutiens à 100%. Les gens ont le droit d’avoir des salaires décents, on vit dans un monde de plus en plus cher, avec l’inflation partout. Les gens ont le droit de vivre ! »




Grève à Brussels Airlines

Après trois jours de grève durant laquelle les travailleurs avaient distribué des tracts aux passagers, la direction de Brussels Airlines a fini par céder sur un point : elle supprimera 6% des vols prévus cet été pour pallier la surcharge de travail dénoncée par les travailleurs. Elle prétend ne pas pouvoir faire plus. Mais en refusant d’embaucher plus de personnel, et en prétendant qu’elle est en grande difficulté, la direction essaie surtout de faire oublier qu’elle a recommencé depuis fin 2021 à compter les bénéfices par millions, alors que l’État lui a versé 290 millions de soutien pendant la crise.

Mais les négociations ne s’arrêtent pas et les travailleurs espèrent bien obtenir une amélioration plus tangible de leurs conditions de travail, quitte à recommencer la grève !




Ryanair : la direction fait pression

Après trois jours de grève du personnel basé en Belgique, la direction de Ryanair a cherché à intimider les travailleurs en leur envoyant un mail : « Cette grève ne fait rien d’autre que vous coûter de l’argent, et retarder la mise en place d’améliorations de vos conditions de travail » en s’attaquant ensuite au syndicat. Ils entendent donc continuer à ne rien céder aux travailleurs.

Quels que soient les obstacles, cela ne fera qu’augmenter la détermination des prochains grévistes.