À coups de généraux défilant dans les médias, le gouvernement belge vient de lancer un plan de réarmement massif avec 34 milliards d’euros prévus sur dix ans pour acheter des F-35, des navires, des munitions…
Dans le même temps, la Région wallonne veut injecter 100 millions d’euros supplémentaires dans le groupe FN Herstal. Depuis 2022, la production de mitrailleuses y a été multipliée par 1,5 et pourrait presque doubler d’ici fin 2025. Celle des munitions a déjà doublé depuis 2020… et pourrait quadrupler cette année.
Officiellement, c’est pour la « défense » et la « sécurité ». Mais qui contrôle vraiment l’usage de ces armes ? Les travailleurs n’ont actuellement aucun pouvoir de contrôle sur ce qu’ils produisent. Les dirigeants belge parlent de sécurité, mais ils font monter le nationalisme et l’esprit guerrier pour servir les intérêts de la bourgeoisie belge et ses profits dans les guerres à venir.
Et pour les travailleurs du secteur militaire, ces investissements signifient l’intensification des cadences, la hausse de la pression, etc. Dans un contexte où les patrons licencient à tour de bras, personne ne peut raisonnablement se réjouir que l’on doive produire des armes pour espérer avoir un travail !
Alors non, les travailleurs quels que soient leurs secteurs n’ont aucun intérêt dans cette militarisation de la société. Car ce seront les fils des ouvriers et des ouvrières, pas ceux des actionnaires ni des ministres, qui mourront sur les champs de bataille.
Pourtant, les armes elles-mêmes ne déclenchent pas les guerres, mais c’est la concurrence que se livrent les capitalistes pour les ressources et les marchés à l’échelle internationale qui pousse aux guerres.
Une paix durable ne viendra pas d’une société désarmée ou les grands patrons continuent de diriger, mais d’une société où les travailleurs auront exproprié les capitalistes et décideront eux-mêmes de ce qu’ils produisent, et dans quel but.
Une société où la production ne répondra plus aux intérêts d’une minorité de bourgeois, mais aux besoins de toutes et tous. Alors si il y a une guerre à préparer c’est la guerre contre nos propres patrons et nos gouvernements, pas celle contre les enfants des travailleurs des autres pays.
