Sous le capitalisme, les grands médias – télévision, radio, journaux, mais aussi réseaux sociaux – appartiennent à des capitalistes qui s’en servent non seulement pour engranger des profits, mais aussi pour diffuser leurs idées et asseoir leur domination politique.
Dans le monde anglo-saxon, le milliardaire Rupert Murdoch utilise par exemple ses médias comme Fox News ou The Sun pour promouvoir des politiciens tels que Trump ou Boris Johnson, et propager les préjugés les plus réactionnaires. En France, Vincent Bolloré et Pierre-Edouard Stérin suivent la même logique en rachetant des médias comme CNews, Europe 1 ou Paris Match pour soutenir l’extrême droite.
L’intervention directe des actionnaires sur la ligne éditoriale n’est pas toujours immédiate ou visible. Mais il n’en reste pas moins qu’il n’existe pas de véritable liberté de la presse sous le capitalisme. Même si les journaux affichent des nuances politiques différentes, ils partagent un même parti pris : défendre l’ordre établi et les intérêts capitalistes. Cela apparaît particulièrement lors des grèves, ou lorsqu’ils relaient la propagande pro-occidentale, comme lors des guerres en Ukraine ou au Moyen-Orient.
Les médias sont une arme de la bourgeoisie dans la lutte des classes. La sacro-sainte propriété privée leur donne tous les droits.
La véritable liberté de la presse ne commencera que lorsque les travailleurs exproprieront les capitalistes qui en sont aujourd’hui les propriétaires.
