La violence vient du capitalisme

Charlie Kirk, un influenceur américain d’extrême droite, supporter de Trump, a été tué lors d’un de ses meetings aux États-Unis. Trump s’est immédiatement emparé de cet assassinat pour accuser « la gauche radicale d’encourager le terrorisme ». Peu importe que le FBI soit incapable d’expliquer pour l’instant les motivations du tueur qui a grandi dans les milieux religieux conservateurs.

Trump et ses ministres en ont profité pour faire pression sur les groupes de médias et les inciter à licencier des journalistes ou des commentateurs critiques de leur pouvoir et des discours haineux de Charlie Kirk.

Le gouvernement américain mène une campagne d’intimidation sous prétexte de lutter contre la violence. Et cela, alors qu’à la demande de Trump, dans les villes de Washington, Los Angeles, Chicago, la garde nationale est déployée dans la rue avec des armes de guerre ! Alors que la police des frontières arrête, sur le territoire américain, des travailleurs étrangers dans les usines, les chantiers, les champs, et même un pompier occupé à lutter contre un incendie. Alors que des lycéens sont arrêtés à la sortie des écoles et envoyés en détention sans avertir leurs parents, malgré des papiers en règle.

Trump fait tout ce qu’il peut pour donner à la violence de l’État le caractère le plus spectaculaire possible, pour diviser les travail­leurs entre ceux qui sont aujourd’hui visés – immigrés, étrangers, oppo­sants – et ceux qui ne le sont pas encore.

C’est une politique nationaliste et raciste, en soutien aux patrons américains en pleine offen­sive contre tous les travail­leurs, dont certains se défendent par des grèves, comme chez Boeing actuellement.

Bien entendu, les imitateurs de Trump ne manquent pas en Europe. En Belgique, Bouchez s’est emparé de la profanation de la tombe de Jean Gol, un ancien dirigeant de droite de confession juive, pour accuser la gauche « du monopole de la violence » et d’être responsable de la montée de l’antisémitisme. Cette accusation est mensongère. En Israël, aux USA, en Europe, des rabbins juifs dénoncent à juste titre la politique criminelle du gouvernement israélien à l’égard des Palestiniens comme la véritable cause de la montée actuelle de l’antisémitisme.

Cette politique criminelle vis-à-vis des Palestiniens, ces assassinats de masses, quotidiens, à Gaza et en Cisjordanie, ne sont possibles que par le soutien matériel, économique, logistique et militaire, de l’Europe et des USA envers Israël.

Ce battage démagogique des politiciens de droite n’est destiné qu’à couvrir la violence de leur politique à l’égard de l’écrasante majorité de la population. Les exclusions des chômeurs sont justifiées sous des prétextes mensongers, comme d’après Bouchez les travailleurs « qui sont au chômage depuis plus de 20 ans » – une infime minorité – alors que des centaines de milliers de travailleurs qui ont perdu leur emploi récemment seront exclus également.

Le ministre « de la santé », le socialiste Vandenbroucke, annonce fièrement une chasse aux malades de longue durée, alors que des centaines de milliers de travailleurs ont été blessés physiquement et mentalement par la course au profit.

Le gouvernement coupe les subsides aux associations qui viennent en aide aux sans-abris, rejetés vers la violence de la vie dans la rue. Le ministre de l’armée, le N-VA Francken, enverra une lettre à tous les adolescents de 17 ans pour les inviter à s’engager dans l’armée, c’est-à-dire à s’entraîner aux meurtres de masse et aux bombardements de populations civiles.

La voilà, la politique au service des riches, des capitalistes qui se disputent les richesses créées par les travailleurs, à coups de licenciements, de guerres commerciales et finalement de guerres militaires de domination.

La violence des patrons, la violence de la police et de la justice contre les petits, la progression des idées haineuses contre les travail­leurs, les pauvres, les femmes, les étrangers, tout cela engendre beaucoup de désarroi et parfois des gestes désespérés, comme aux USA l’assassinat de Charlie Kirk.

Mais aucune violence individuelle ne peut arrêter la violence des riches. Ce n’est que collectivement que les travailleurs ont la force d’empêcher l’évolution réactionnaire de la société. Les travailleurs ont la force et les moyens de renverser le capitalisme et de mettre fin aux causes profondes de la violence en créant une société fraternelle où ce sont les besoins et les intérêts de toutes les populations qui décideront de son évolution.