Après s’être affichés en modérateurs de l’escalade guerrière pendant quelques heures, surtout frustrés de ne pas avoir été prévenus par Trump du déclenchement de la guerre contre l’Iran, il n’a pas fallu longtemps aux dirigeants français, allemands et britanniques pour se rallier à la guerre entamée par le pouvoir américain.
Dès le 1er mars, Starmer, Merz et Macron publiaient un communiqué où ils s’alignaient sans la moindre réserve derrière les États-Unis, annonçant qu’ils étaient prêts à participer à la guerre : « Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés […] en permettant des actions défensives nécessaires et proportionnées pour détruire la capacité de l’Iran à tirer des missiles et des drones. » L’Iran est attaqué par une armada surpuissante… mais ces dirigeants européens prétendent que détruire la capacité de l’Iran à se défendre ne serait pas entrer en guerre aux côtés des agresseurs ! Comment avaler un tel mensonge ?
La France envoie ainsi le porte-avion Charles de Gaulle en Méditerranée, et a déjà abattu des drones iraniens ciblant apparemment les Émirats arabes unis.
Le gouvernement britannique, quant à lui, déploie un destroyer de la Royal Navy ou encore des avions militaires. De plus, il permet à l’armée américaine d’utiliser les bases du Royaume-Uni pour préparer ses frappes contre l’Iran.
La Belgique n’a pour l’instant pas déployé de troupes, mais les politiciens usent déjà des mêmes prétextes. Ils prétendent ne pas se joindre à l’offensive américaine mais promettent de défendre leurs alliés attaqués dans la région. Le ministre de la Défense Francken envisage : « Ça pourrait être des F-16, ça pourrait être une frégate, des missiles ou toutes sortes de matériels ».
Ce n’est pas uniquement la soumission face aux choix des États-Unis qui poussent les dirigeants européens dans cette direction.
Leurs capitalistes ont des intérêts importants au Moyen-Orient où ils participent à la curée des peuples. Par exemple, les Émirats arabes unis sont les premiers acheteurs d’armes françaises. Ils entretiennent des accords militaires avec la France, tout comme le Qatar ou le Koweït.
Les entreprises allemandes RheinMetall et ThyssenKrupp vendent leurs armes à l’Arabie saoudite, au Qatar et à Israël, pays en partenariat militaire avec l’Allemagne. La Belgique profite aussi du marché juteux de l’Arabie saoudite pour vendre ses fusils mitrailleurs produits à la FN Herstal, près de Liège.
Les impérialistes de seconde ou troisième zone que sont les Européens restent des rapaces qui se préparent à arracher leur part du butin si la guerre au Moyen-Orient entraîne un repartage des marchés. Lorsqu’ils invoquent le prétendu « droit international », ce n’est que pour défendre les bouts de pré carré qui leur restent.
La vie des populations et le droit des peuples, ces anciennes puissances coloniales les ont toujours piétinées.
