Contre l’austérité et les guerres, les luttes des travailleurs !

Belgique, France, Grande Bretagne, États-Unis… Tous ces gouvernements lancent des politiques massives d’austérité contre les populations.
En France, le gouvernement, et son premier ministre Bayrou, ont annoncé 44 milliards d’euros de coupes dans les budgets publics, plus deux jours de travail non payés par an ! Son seul but est d’augmenter le budget militaire et de rembourser une dette qui a servi à alimenter les profits des actionnaires !
Devant le mécontentement populaire et la division de l’Assemblée nationale, Bayrou avait demandé un vote de confiance des députés qui le lui ont refusé. Sans majorité, il a chuté. Nouveau Premier ministre ou nouvelles élections, Macron devra choisir.
Une partie de la population a l’illusion qu’un « meilleur » gouvernement pourrait lui succéder. Mais les gouvernements n’ont pas la liberté de décider des principaux budgets de l’État.
Ce sont les riches actionnaires, les milliardaires, au travers des banques et des grandes entreprises, qui imposent les politiques des gouvernements. Il suffit qu’ils menacent de retirer leurs capitaux ou d’augmenter les taux d’intérêts des emprunts d’État pour imposer leurs vues.
C’est d’ailleurs pour ça que des politiques d’austérité sont appliquées au même moment dans tant de pays, et cela quelle que soit la couleur du gouvernement !Tous les gouvernements sont aux ordres des capitalistes. Le patron de la FEB en Belgique le déclarait avec cynisme quand il affirmait avant les élections de 2024 : « Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris, comme l’a dit le dirigeant chinois Deng Xiaoping ».
Le gouvernement rançonne les travailleurs, les malades, les pensionnés, les chômeurs pour payer la dette, les cadeaux aux grandes entreprises, les dépenses d’armement… et c’est comme ça que les plus riches continuent à s’engraisser !
Les hôpitaux, l’éducation, les transports en commun, tous les budgets utiles à la population sont réduits ou mis sous pression permanente. En revanche, les budgets militaires augmentent !
Les États préparent d’autres guerres comme celle en Ukraine ! Tout montre qu’il ne s’agit pas de défendre la population : les soldats et la population meurent pendant que les capitalistes se partagent les terres et les richesses ukrainiennes. Trump a même entamé des négociations avec Poutine pour des investissements en Russie pendant que les soldats russes meurent sur le front ! Alors contrairement à ce que prétendent des politiciens et dirigeants syndicaux, l’austérité n’est pas une question de couleur politique ! En Angleterre, c’est le gouvernement de gauche de Keir Starmer qui a augmenté les impôts, qui annonce 10.000 suppressions d’emplois publics, des milliards de livres de coupes budgétaires, et une explosion du budget de l’armée.
En 2012 en Belgique, c’était le gouvernement Di Rupo qui avait exclu des dizaines de milliers de chômeurs. Et aujourd’hui, le gouvernement belge enchaîne les attaques contre les travailleurs.
Chasse aux chômeurs, recul de la pension, diminution du salaire pour le travail de nuit, coupes budgétaires dans la santé, l’éducation, et tous les services utiles à la population, attaques contre les travailleurs migrants, mesures autoritaires…
Personne n’est épargné ! Mais tout cela peut changer si les travailleurs se révoltent ! On n’est pas condamnés à accepter l’austérité et la préparation de la guerre.
En Ukraine, bien des jeunes quittent le pays pour éviter le recrutement, d’autres se préparent à le refuser. Beaucoup d’Ukrainiens voudraient que cette guerre se termine.
En Israël, des dizaines de milliers de manifestants dénoncent le gouvernement Netanyahou, qui a déclenché une nouvelle offensive barbare de grande ampleur à Gaza. Des dizaines de milliers de réservistes refusent de rejoindre leur régiment.
Les travailleurs sont les seuls qui ont la force de vraiment bousculer les gouvernements, de faire reculer les capitalistes. Ils font tourner toute la société, alors ils peuvent mettre les capitalistes à genoux.
Bien sûr les luttes ne sont jamais faciles.
Et pour avoir une chance de réussir, elles devront se faire sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes, pas derrière des politiciens et des dirigeants syndicaux qui ne veulent pas remettre en cause l’ordre capitaliste.
Les travailleurs ne pourront gagner qu’avec des luttes qui s’étendent dans la plupart des entreprises, dans tous les secteurs. C’est ce programme qu’il faut préparer en s’organisant dès aujourd’hui entre travailleurs, pour faire reculer le patronat… et un jour le renverser pour le remplacer par le pouvoir des travailleurs !