L’État au service des actionnaires
Il n’y a pas, ou à peine, de postes adaptés à Colruyt. La direction préfère proposer des mi-temps médicaux. Ainsi, ils exploitent les travailleurs la moitié de la semaine, et l’autre moitié, c’est la mutuelle qui verse des indemnités pour suivre ses séances de kiné, se remettre debout et retourner prester son mi-temps à l’entrepôt.
L’État au service des actionnaires (suite)
Après avoir exploité les travailleurs à fond et usé de toutes les aides patronales possibles et imaginables, Colruyt se contente bien souvent de jeter les travailleurs trop usés, avec un C4 médical, comme de vieux kleenex. C’est le patron qu’il faudra jeter !
Diviser pour régner
Les patrons ont une vieille recette : nous dresser les uns contre les autres. Belges contre étrangers, blancs contre noirs, musulmans contre chrétiens… et la liste continue.
Chez Colruyt, c’est pareil : ils montent aussi les équipes les unes contre les autres en faisant dire aux chefs : « Nous on a de meilleures prestations que la contre-équipe ! », « Le retard, c’est encore leur faute ! »
Pendant que nous nous divisons, eux amassent les profits. La division ne sert que les patrons.
Unissons-nous !
Balance ton boss
La direction a trouvé une autre “formidable” idée pour nous diviser : nous pousser à dénoncer nos collègues pour un rien.
Pourquoi pas, à chaque problème, pointer entre collègues la véritable responsabilité… de Colruyt !
Timing de grande fortune
La fortune familiale du baron Jef Colruyt s’élève à 3,34 milliards d’euros. Sa chère devise « temps travaillé, temps payé » ne s’applique bien sûr pas à lui.
Même avec 10.000 euros par mois, et sans rien dépenser, il lui aurait fallu commencer à travailler il y a… 28.000 ans !
Temps travaillé, temps profité
Bon, en réalité, ce calcul ne s’applique pas pour une raison très simple : Jef Colruyt ne travaille pas, il « gère son patrimoine ».
Temps travaillé, temps payé et temps volé
Colruyt a fait 330 millions de profits l’année passée, 10.000 euros par travailleur, qui finissent dans les poches des actionnaires.
Ces 10.000 euros sont le produit d’heures de notre travail. Cette richesse est donc produite par des heures travaillées mais elle est accaparée par les actionnaires !
Ça s’appellerait pas du vol ?
