Assassinat de Charlie Kirk

Aux États-Unis, l’assassinat le 10 septembre du militant d’extrême droite Charlie Kirk devant son public, a été utilisé pour déclencher une campagne de haine et de persécutions politiques.

L’administration Trump et la droite saluent Charlie Kirk comme un héros et un martyr. Ce grand défenseur du capitalisme, utilisait sa tribune pour diffuser les poisons du racisme, du sexisme et du nationalisme afin de diviser les travailleurs des États-Unis. Propagateur de la théorie du « Grand Remplacement », il militait pour l’expulsion des non-Blancs et des musulmans. Il estimait que la place de la femme était à la maison, confinée au rôle d’épouse ou de mère.

L’organisation de Kirk, Turning Point USA, était financée et soutenue par des millionnaires et des milliardaires, parmi lesquels la famille DeVos et de riches propriétaires de fonds d’investissement privés, de géants du secteur de la santé, etc.

Quant au tireur qui a abattu Kirk, il avait grandi dans une famille conservatrice mormone, une famille « bien comme il faut » aux yeux de Kirk et ses semblables. Aucun lien n’a été trouvé entre le tireur et des militants de gauche.

Mais peu importe : l’extrême droite au pouvoir à Washington a utilisé l’occasion pour accuser « la gauche » de terrorisme et menacer ses adversaires électoraux démocrates et tous ceux qui contestent sa politique.

L’administration Trump peut se passer de prétextes pour poursuivre sa politique d’intimidation des travailleurs, notamment celle visant à terroriser les travailleurs immigrés. Mais elle se sert quand même du moindre prétexte pour augmenter d’un cran sa hargne policière contre l’ensemble de la population travailleuse.