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Amnésique ? Schizophrène ? Aveugle ? Mythomane ? Ou juste un politicien ?

Le Président du PS, Elio Di Rupo, se dit opposé à la poursuite de la privatisation de Proximus (ex-Belgacom) et Bpost où l’Etat tient encore 51% des actions, car « c’est soumettre ces entreprises publiques à la recherche du profit à tout prix. Je suis aussi inquiet pour l’emploi dans ces entreprises, la qualité des services et leur accessibilité à tous ».

Comme par exemple les dizaines de milliers d’emplois supprimés dans ces entreprises, les contrats de facteurs low-cost à 9 € de l’heure pour 3 heures par jour, les bureaux de poste vendus et fermés dans tout le pays pour enrichir l’actionnaire privé CVC Partners d’un milliard d’euros, ou encore les rémunérations annuelles de Johnnys Thijs, patron de BPost, de Didier Bellens, celui de Belgacom, de plusieurs millions d’euros ?

Tout cela existe déjà. Mais qu’à cela ne tienne ! L’« inquiétude » de l’ex-premier ministre va de pair avec un sérieux accès d’amnésie : le ministre des communications qui a privatisé Belgacom en 1995 et La Poste en 1999 s’appelait Elio Di Rupo…




C’est lui qui le dit

Au milieu des tirades contre le nouveau gouvernement fédéral, di Rupo a lancé, outré, que 70% des mesures annoncées auraient en fait déjà été décidés par le sien. C’est donc bien l’austérité que nous préparait déjà le gouvernement précédent.




Palabreur professionnel

Di Rupo, revient dans la presse comme président du PS. Il dit « sentir approcher une catastrophe pour les citoyens » et dénonce le gouvernement « le plus à droite depuis la deuxième guerre mondiale » comme « aux ordres d’un certain patronat et des nantis ».

Il n’y a pas si longtemps di Rupo se vantait d’avoir fait, comme chef du gouvernement, « le plus d’économie depuis la seconde guerre mondiale »… 22 milliards d’euros qui sont allés directement dans les coffres des banquiers !

Les travailleurs n’ont pas eu besoin d’attendre les paroles de Di Rupo pour sentir venir la catastrophe ! Qu’ils soient de gauche ou de droite, les politiciens servent tous la soupe aux patrons.