8 mars : à bas le patriarcat et le capitalisme !

En Belgique comme dans de nombreux pays, les femmes n’ont jamais été autant représentées dans les universités, en politique, et même dans les conseils d’administration des entreprises. Les dénonciations des scandales d’abus et de viols font régulièrement la une de l’actualité, et les politiciens font régulièrement des discours et adoptent des lois qui paraissent faire reculer le patriarcat, comme la loi contre les féminicides adoptée en Belgique en juin dernier.

Mais les beaux discours et les lois bidons ne doivent pas nous tromper !

La représentation des femmes, les discours et les lois n’empêchent pas l’oppression des femmes de perdurer. Les idées sexistes sont encore bien ancrées, y compris chez les jeunes, comme en France où un homme de 24 à 35 ans sur deux pense qu’une femme doit s’arrêter de travailler pour s’occuper de ses enfants, ou en Belgique où 1 homme sur 5 pense que les femmes aiment être forcées pendant un acte sexuel.

La répartition des tâches domestiques n’a presque pas changé depuis plus de 20 ans, et le temps de travail ménager des femmes, déjà en moyenne 50% plus élevé que celui des hommes, tend à augmenter. Les beaux discours et les mesures factices des politiciens n’empêchent pas l’augmentation des inégalités salariales, ou le nombre de condamnations pour viol de diminuer alors que le nombre de plaintes augmente !

La crise et l’aggravation de la situation économique a bien plus de conséquences sur la situation des femmes que les discours des politiciens ou des dirigeants d’entreprises.

Au niveau mondial, la situation est bien pire encore, puisque 67 pays ne considèrent même pas la violence conjugale comme un crime, et que 20% des femmes de 20 à 24 ans ont été mariées avant leur majorité. Des millions de fillettes sont forcées d’être excisées. En Arabie saoudite, où le régime est soutenu par les mêmes politiciens occidentaux qui se targuent d’être des exemples du féminisme, les femmes sont toujours sous tutelle légale de leurs maris ou de leurs pères. En Inde, les viols collectifs punitifs font régulièrement l’actualité, et rappellent aux femmes qui voudraient se libérer et s’opposer au patriarcat ce qu’elles risquent. Aux États-Unis, l’avortement est redevenu interdit dans plusieurs États en 2022, poussant des millions de femmes à devoir se déplacer ou à prendre le risque d’un avortement illégal bien plus risqué.