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Le bon et le méchant voleur

Le projet de réforme des pensions de Karine Lalieux (PS) est une insulte aux travailleurs. Avoir à l’âge de la retraite une pension minimum de 1 500 euros, même si on a connu des périodes de chômage et travaillé effectivement 15 ans seulement ? Pour les 40% de pensionnés pauvres, cela peut sonner comme une promesse. Mais s’agira-t-il de 1 500 euros brut ou net ? En outre, la ministre propose de l’introduire « progressivement » sur plusieurs années. Or, déjà aujourd’hui, il est difficile de vivre avec 1 500 euros ! Mais surtout, cette mesure est conditionnée à un taux d’emploi national de 80% et donc que le chômage soit à peu près éradiqué… sauf que la ministre ne dit pas comment elle compte forcer les patrons (voire les administrations publiques) à embaucher. Bref, il s’agit de promesses vides pour le jour où les poules auront des dents… En attendant, elle ne revient même pas sur l’âge de la retraite à 67 ans.

Heureusement pour elle, il y a George-Louis Bouchez qui la traite de « socialiste ». Car cette étiquette est bien la seule chose qui distingue la « réforme » des pensions de Lalieux de celle du gouvernement Michel.