Volvo Cars : menace de délocalisation et chantage patronal

Le groupe Volvo Cars menace, à terme, d’arrêter la production de deux modèles de voiture actuellement fabriqués dans l’usine d’Oostakker, près de Gand. Ces deux modèles seraient transférés vers la Slovaquie dans une nouvelle usine, dotée d’une ligne d’assemblage plus moderne. Un troisième modèle – hybride – produit à Oostakker serait lui aussi arrêté avec la fin annoncée de la production de véhicules thermiques en Europe.

Face à cette menace, le gouvernement a constitué une « task force » réunissant les principaux ministres, afin de convaincre les patrons de Volvo Cars de continuer à produire en Belgique. En réalité, il s’agit surtout de répondre aux exigences patronales : baisser les salaires, réduire les impôts, diminuer les prix de l’énergie, ou encore subventionner Volvo pour que l’État finance à la place du groupe les nouvelles machines nécessaires à la modernisation de l’usine.

Le gouvernement flamand réfléchit déjà à de nouveaux cadeaux pour Volvo comme des « soutiens à la formation », des « aides à l’investissement » ou des prêts à bas taux.

Pourtant, le groupe chinois Geely, propriétaire de Volvo, a réalisé près de 1,8 milliard d’euros de profit l’an passé. Largement de quoi maintenir les emplois et les salaires des travailleurs du groupe !