Vive la contestation de la jeunesse !

Depuis le vote du décret qui prévoit des économies dans l’enseignement, des jeunes sortent des écoles pour manifester leur colère.

Leur colère contre la hausse du minerval dans l’enseignement supérieur, leur colère contre des examens qu’ils doivent passer alors qu’ils n’ont pas eu cours.

Et pas seulement parce que les cours ont été perturbés par le mouvement des enseignants dont les jeunes se sentent solidaires, mais souvent aussi parce que les cours n’ont quasiment pas eu lieu, à cause du manque de professeurs déjà catastrophique : « on veut un futur, pas des factures », « pas d’examens sans éducation » écrivaient certains sur leurs pancartes.

Et bien sûr, il y a tout le reste. Quel avenir les jeunes de 13-15 ans peuvent espérer dans ce système qui fait des économies sur l’éducation et les pousse vers l’armée ?!

La police a cogné sur des jeunes, parfois très jeunes. Des enseignants et des parents ont découvert cette violence et sont choqués. La solidarité s’est organisée. De nombreux manifestants ont dénoncé cette répres­sion policière.

Oui, c’est choquant, mais ce n’est pas étonnant.

La police est là pour maintenir l’ordre, nous répètent les bourgmestres, y compris « de gauche ».

Mais l’ordre, dont ils parlent, c’est l’ordre capitaliste !

L’ordre d’un système qui ferme des entreprises pour que quelques gros actionnaires puissent s’enrichir encore plus !

Lors de la fermeture d’Audi par exemple, la police était là aussi.

Et elle cognait sur les travailleurs qui perdaient leur emploi, licenciés par une entreprise qui accumulait des milliards de bénéfices.

On fait tout un foin pour une poubelle ou des trottinettes qui brûlent, mais les capitalistes sont en train de mettre le feu à toute la planète, avec leurs guerres et leur éternelle chasse au profit ! Les vrais casseurs, ce sont eux !

Alors, les jeunes qui descendent dans la rue pour dire non à tout ça, ont bien raison d’espérer mieux de la vie que d’être traités comme de la chair à exploiter aujourd’hui, de la chair à canon demain.

Et que pourra faire la police quand non seulement les enseignants, mais les travailleurs de tous les secteurs se joindront aux manifestations et aux grèves, et commenceront à s’organiser pour leur droit de vivre dignement ?!