Villes aux abois, banquiers au soleil

Le ministre wallon des pouvoirs locaux, François Desquesnes (Engagés), déplore que les banques aient refusé de prêter 320 millions à Liège, Charleroi et Mons ou demandent des garanties pour prêter à Namur, La Louvière et Seraing. Chaque année, les villes, dépourvues des moyens financiers suffisants, demandent de l’aide au gouvernement wallon, qui joue les intermédiaires auprès des banques telles que ING, Belfius, Fortis, etc. Mais les banques refusent, parce que les villes sont trop endettées. Alors les ministres exigent des économies des communes. Et, la main sur le cœur, bourgmestres et échevins disent être contraints de supprimer des emplois communaux et d’augmenter taxes et amendes qui pèsent sur la population. Ce dispositif, le mal nommé « plan Oxygène », mis en place par des gouvernements PS, MR et Engagés, étrangle les communes au profit de la finance.

Tous les partis de gouvernement, PS, MR, Engagés, Ecolo et désormais y compris le PTB, acceptent de se soumettre à la dictature des banques et des capitalistes.