Theo Francken : diviser pour mieux exploiter

OIP et BATS, deux entreprises militaires liées à Israël, auraient été la cible d’actions menées par des militants pro palestiniens pour dénoncer la guerre menée par l’État israélien. Ce sont des tags anti-guerre, des destructions de matériel et un incendie volontaire qui n’ont fait aucune victime.

Une occasion pour le ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA), d’accuser l’extrême gauche d’en être responsable et de déclarer : « […] je répète également que le PvdA (le PTB en Flandre) est le bras politique de cette violence extrémiste. » Une accusation purement calomnieuse qui ne repose sur aucune preuve.

Et il est bien dommage que la protestation contre les massacres de la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie ne prenne pas plus d’ampleur pour tenter d’y mettre fin.

Mais ces actions contre ces deux entreprises militaires servent de prétexte pour accuser le PTB, qui incarne aux yeux de Theo Francken les idées communistes et la protestation de nombreux travailleurs opposés aux politiques antisociales menées par le gouvernement.

Ces manœuvres de politiciens visent à diviser, d’un côté, les travailleurs de l’armement, ainsi que ceux qui seraient choqués par ce genre d’action violente, et, de l’autre, ceux qui voient aujourd’hui dans le PTB un moyen de lutter contre l’exploitation. Cette division n’avantage que le patronat, qui peut ainsi s’attaquer à tous les travailleurs sans que l’on puisse se défendre collectivement.