La guerre au Soudan est entrée dans sa quatrième année. La guerre a déjà causé 400.000 morts et plus de 12 millions de déplacés. Le chef de l’aide humanitaire de l’ONU a qualifié ce conflit de « laboratoire d’atrocités ».
La guerre oppose les Forces de Soutien Rapide (FSR) à l’armée officielle, mais ses enjeux dépassent largement les frontières soudanaises. Les Émirats arabes unis appuient les FSR, tandis que l’Égypte, la Turquie, la Russie et l’Iran soutiennent l’armée officielle, en échange notamment de l’or du pays. Derrière ces puissances régionales se profilent les intérêts des grandes puissances impérialistes, qui laissent leurs seconds couteaux agir à leur place.
Le conflit dépasse aussi les frontières : Éthiopie, Somalie, Soudan du Sud, Érythrée, Kenya. Le risque d’une guerre régionale est réel : flux d’armes, de réfugiés et de mercenaires font que les conflits s’alimentent mutuellement.
Pour en finir durablement avec la guerre au Soudan et empêcher les guerres et leurs « laboratoires d’atrocités » de se généraliser à toute la planète, il est urgent de se débarrasser de ce système capitaliste.
