Répit en trompe-l’œil ?

Pour la deuxième fois, des partis de l’opposition (PS, PTB et Écolo d’un côté, Vlaams Belang de l’autre) ont déposé des amendements nécessitant de reporter le vote de la loi-programme, qui prévoit notamment la limitation de l’indexation des salaires au-delà de 4.000 euros brut et une hausse des accises sur l’énergie.

La majorité a finalement décidé de reporter la hausse des accises sur le gaz et le mazout au 1er juillet. Un peu de répit ? Peut-être. Ce report traduit avant tout la crainte des partis de trop perdre en popularité en votant une hausse des taxes en pleine période de flambée des prix du carburant. Mais il n’empêchera pas le gouvernement de protéger les profits des plus riches tout en s’en prenant aux travailleurs.

Lors de la précédente crise énergétique, en 2022, le gouvernement avait baissé la TVA sur l’énergie de 21% à 6%. Mais cela n’a ni empêché des milliers de ménages de devoir passer l’hiver sans chauffage, ni empêché le gouvernement dans le même temps de bloquer les hausses de salaires, de relever l’âge de la retraite à 67 ans ou d’introduire des conditions d’accès à la pension minimum, poussant par conséquent de nombreux retraités dans une plus grande précarité !

Une baisse des taxes ou un report des accises ne protège pas durablement les travailleurs si elles ne sont pas accompagnées d’une hausse des salaires qui suit les hausses de prix.